Des photos de familles agricoles lavalloises sont disposées sur les murs de la petite grange, aménagée pour recevoir des ateliers et des causeries. Photo : Geneviève Quessy
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S'abonner maintenantAyant fait l’objet d’importants travaux de revitalisation, la Maison André-Benjamin-Papineau (MABP), située à Laval, a réouvert ses portes cet été, faisant une place importante à l’agriculture dans son exposition permanente.
Construite en 1820 et nommée en l’honneur du personnage illustre qui l’a habitée, cette maison était menacée de démolition dans les années 1970 par la construction de l’autoroute 13.
Grâce à l’engagement de citoyens et de la Société d’histoire et de généalogie de l’île Jésus, la petite maison a été déménagée, classée monument historique, puis achetée par la Ville de Laval et transformée en musée.
Fermée depuis 10 ans pour d’importantes rénovations, la MABP a réouvert cet été, inaugurant plusieurs expositions sur différents thèmes en lien avec l’histoire.
Dans la cour extérieure, une série de panneaux explicatifs relatent l’importance de l’agriculture dans le développement de l’île Jésus, cultivée dès 1670 sous la gouverne de l’intendant Jean-Talon.
On y apprend également que Laval était autrefois qualifiée de « jardin de Montréal », alors qu’au tournant du 20e siècle, les agriculteurs lavallois partaient en charrette vendre leurs légumes jusqu’au Marché Central et même jusqu’au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Port de Montréal.
Une petite grange a été aménagée pour accueillir des activités diverses, dont des ateliers et des causeries. Sur les murs, des photos de familles agricoles lavalloises, dont les familles Lavoie et Beaulieu, sont exposées pour leur rendre hommage.
Au programme des causeries, une série est proposée sur le thème de « Laval, terre nourricière », avec spécialistes et producteurs agricoles invités.