fbpx
La Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) s’inquiète de cette nouvelle entaille dans le système canadien de gestion de l’offre. Crédit photo : Archives/TCN

La Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) s’inquiète de cette nouvelle entaille dans le système canadien de gestion de l’offre. Crédit photo : Archives/TCN

Partenariat transpacifique : la relève encaisse durement le coup

La relève agricole dénonce les lourdes pertes subies par les secteurs sous gestion de l’offre occasionnées par la signature du Partenariat transpacifique (PTP).

Bien qu’elle reconnaisse les gains prévus au PTP pour les productions exportatrices, la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) s’inquiète des conséquences des accès supplémentaires de 3,25 % sur le marché du lait, de 2,3 % sur le marché des œufs et de 2,1 % sur celui du poulet au Canada.

« Les dernières semaines ont été longues et stressantes pour la relève, et en particulier ceux et celles dans les filières du lait, des œufs et de la volaille. On est tous déçus de constater après tous ces efforts de mobilisation que le maintien intégral de la gestion de l’offre a été sacrifié au nom du libre-échange », déclare Pascal Hudon, président de la Fédération. Le dirigeant rappelle que ce sont les secteurs sous gestion de l’offre qui accueillent le plus de jeunes agriculteurs par année et qui présentent d’excellentes perspectives de viabilité.

Malgré les compensations financières annoncées par le gouvernement canadien sur une période de 15 ans, la FRAQ craint que plusieurs jeunes producteurs ne fassent une croix sur des investissements dans leur entreprise.

La relève agricole compte d’ailleurs profiter de son grand rassemblement, ce jeudi 8 octobre à Montréal, pour lancer le message clair à la classe politique que son avenir n’est pas monnayable. « En plus de dénoncer la décision du gouvernement fédéral de signer le PTP à notre détriment, nous allons sauter sur l’occasion de notre événement pour exprimer haut et fort des messages positifs sur l’importance de la relève dans la société québécoise, poursuit Pascal Hudon. Honnêtement, on ne se reconnaît pas dans les politiques provinciales et fédérales en ce moment. Étant donné que l’agriculture représente un enjeu névralgique, on va bientôt frapper un mur si les deux paliers de gouvernement nous laissent tomber. » La FRAQ y dévoilera les grandes lignes de son analyse multisectorielle sur les aspirations des jeunes en agriculture.