Gilles Landry. Photo : Gracieuseté de la Ferme Rustique
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S'abonner maintenantAfin de commencer l’année 2026 sur une note positive, La Terre cède la parole à des employeurs désireux de rendre hommage à du personnel qui s’illustre quotidiennement dans leur ferme. Voici donc leur « employé de l’année » ou même d’une vie. Aujourd’hui : Gilles Landry, de la Ferme Rustique.
Bien souvent, ce sont les enfants qui finissent par s’impliquer à la ferme fondée par leurs parents, mais à la Ferme Rustique, les rôles sont inversés. Depuis qu’Alexandre Landry a démarré sa production avec sa conjointe, il y a 19 ans, son père, Gilles, devenu un loyal et efficace employé, est toujours à ses côtés.
« Il est toujours à la ferme. Ce n’est pas un propriétaire, mais il est considéré comme tel. Lui aussi, il se donne comme si c’était à lui. Si ce n’était pas de lui, la ferme ne serait pas ce qu’elle est », affirme le propriétaire de l’entreprise de Sainte-Croix, dans Chaudière-Appalaches, lors d’un entretien téléphonique.
Au moment du démarrage de la ferme d’élevage – qui compte aujourd’hui 100 bœufs, 300 poulets et 200 porcs –, Gilles s’apprêtait à prendre sa retraite comme maçon. Intrigué par le travail d’agriculteur, il s’est mis à aider son fils et s’est découvert une nouvelle passion, à l’âge de 53 ans. Très investi, il est rapidement devenu indispensable pour l’entreprise. Il a aussi joué un rôle de motivateur auprès de son fils, à plusieurs reprises, lui rappelant de ne pas procrastiner lorsque des travaux étaient à réaliser.
C’est la vieille génération qui se valorise par le travail. […] C’est justement lui qui déneige la cour en ce moment.
L’homme âgé de 72 ans a finalement pris une pause pour venir prendre la ligne. Qu’est-ce qui lui a donné la piqûre de l’agriculture? « Les tracteurs, répond-il. Mon père avait des camions; j’ai commencé à chauffer à 12 ans. La machinerie, je connaissais ça. »
Curieux et désireux d’essayer de nouvelles choses, il raconte avoir appris à faucher et à racler à 65 ans. « Les premières années, ce n’était pas toujours droit, mais maintenant, c’est correct », ajoute Gilles, en riant.
« C’est mon hobby, la ferme; je suis heureux ici. Tant que je vais être capable, je vais venir. »