L’organisme FERME compilait 59 désertions de fermes à la fin août 2025, comparativement à 132, à pareille date l’an dernier. Photo : Shutterstock
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S'abonner maintenantLe fléau des travailleurs étrangers temporaires (TET) qui quittent leur employeur sans préavis pour se sauver aux États-Unis connaît une nette accalmie cette saison selon la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME). Le directeur général de l’organisme, Fernando Borja, présume que le contexte politique actuel, depuis l’élection de Donald Trump, y est pour quelque chose.
« On voit qu’il y a beaucoup moins de travailleurs qui transitent par notre organisation, qui ont abandonné leur employeur, cette année », indique M. Borja, en précisant avoir compilé 59 désertions de fermes à la fin août, comparativement à 132, à pareille date l’an dernier. En 2021,
264 TET arrivés au Québec par l’entremise de l’agence de recrutement ont fui en douce durant la saison, notamment pour aller travailler illégalement au sud de la frontière.
Il y a beaucoup d’éléments qui peuvent expliquer la diminution, comme le contexte politique aux États-Unis qui n’est pas favorable pour les immigrants. On sait que la frontière est beaucoup plus surveillée qu’avant.
Il présume aussi que les efforts de mise en garde que son organisation a déployés ces dernières années pour informer les travailleurs des risques potentiels auxquels ils s’exposent en traversant la frontière pour aller travailler au noir commencent à porter fruit.