Main-d'oeuvre 27 décembre 2025

Des « matantes exceptionnelles »

Afin de commencer l’année 2026 sur une note positive, La Terre cède la parole à des employeurs désireux de rendre hommage à du personnel qui s’illustre quotidiennement dans leur ferme. Voici donc leur « employé de l’année » ou même d’une vie. Aujourd’hui : Linda St-Laurent et Louise Larrivée, de la ferme Caprijol.


Sans l’aide de Linda St-Laurent et de Louise Larrivée, affectueusement surnommées « ma tante Linda » et « ma tante Loulou », les intenses épisodes de chevrotage à la ferme Caprijol devraient tout simplement être repensés. « Faudrait modifier nos périodes de naissances, les échelonner sur une plus grande période », indique la copropriétaire Marie-Pier Nadeau. À trois reprises dans l’année, les tantes de son conjoint, Jean-Philippe Jolin, arrivent dès 4 h 30 pour aider avec l’arrivée de 1 000 nouveaux-­nés par mois. 

Chaque étape doit être parfaitement effectuée et les « matantes » y excellent depuis qu’elles ont pris leur retraite de leur travail respectif, en dehors du milieu agricole, il y a quelques années. « Les biberons, les chaudières à tétines, nettoyer les parcs, dorloter les plus petits, matin, midi et fin d’après-midi! Parfois, c’est rapide, parfois, on a juste le temps de manger en vitesse. Une chance que Linda a toujours des biscuits et des muffins de prêts pour nous tous », explique la productrice caprine. 

Celles qui travaillent bénévolement apportent également des repas pour les travailleurs guatémaltèques. L’apport des « matantes » est si important à la ferme que Marie-Pier Nadeau a accordé l’entrevue par messagerie sur les réseaux sociaux depuis la Tunisie, alors qu’elle effectuait un voyage avec UPA Développement international. 

« Durant la période de mars, à la semaine de relâche, ou le week-end, on a ma sœur, [ses filles et les nôtres] pour aider. Mais en pleine semaine, j’ai beau me lever très tôt, ce serait vraiment difficile de terminer pour aller déjeuner avec mes filles, ce qui est mon objectif de vie. Grâce à la présence des matantes, à leur travail, aux douces attentions et à leur bonheur, on passe à travers cette belle frénésie des naissances dans l’humour, l’amour et une fatigue partagée », mentionne l’agricultrice, qui assure que ce sont les meilleures retraitées sur qui compter.