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Andréanne et Sébastien Gauthier sont la relève du père de ce dernier, Jocelyn, au Témiscamingue. Photos : Émélie Rivard-Boudreau

Andréanne et Sébastien Gauthier sont la relève du père de ce dernier, Jocelyn, au Témiscamingue. Photos : Émélie Rivard-Boudreau

Le meilleur lait, en famille

BÉARN — À la Ferme Carpentier & Fils, de Béarn, un changement de carrière inattendu a fait toute une différence pour la relève de l’entreprise. Après huit ans de vie commune avec Sébastien Gauthier, Andréanne Gauthier a quitté le monde pharmaceutique pour se joindre à l’entreprise familiale de son conjoint.

Sébastien Gauthier a ni plus ni moins poussé un soupir de soulagement en voyant sa conjointe joindre ses forces aux siennes. « Ça faisait déjà une couple d’années que je travaillais sur le dossier, se souvient-il. Moi, je suis meilleur au champ, à la mécanique et à l’alimentation. La gestion du troupeau m’intéressait moins, j’y mettais moins d’efforts et j’avais de moins bons résultats. »

Initialement diplômée en techniques pharmaceutiques, Andréanne Gauthier s’est lancée en agriculture un peu par « accident ». « J’étais en arrêt de travail et Sébastien n’arrivait pas à être efficace partout. Tranquillement, j’ai développé de l’intérêt et j’ai finalement changé de métier », raconte celle qui prendra bientôt la relève de son beau-père Jocelyn Gauthier comme associée dans l’entreprise.

Qui aurait cru qu’un changement de carrière aurait une aussi grande influence sur la qualité du lait d’une ferme? Avec la nouvelle associée et l’embauche d’employés, les traites sont passées de deux à trois par jour. La quantité et la qualité du lait ont donc bondi. « La qualité du lait, c’est pas mal notre dada », affirme Andréanne.

Andréanne Gauthier, technicienne en pharmacie de formation, s’est jointe à son conjoint à la ferme.

Andréanne Gauthier, technicienne en pharmacie de formation, s’est jointe à son conjoint à la ferme.

Simplicité et temps en famille

Parents de trois jeunes garçons, Malik (huit ans), Éloi (cinq ans) et Mathéo (deux ans), Sébastien et Andréanne paient deux travailleurs étrangers pour passer davantage de temps en famille. « C’est sûr que la qualité de vie a un prix, mais nos employés font bien le travail. Ce sont eux qui remportent des prix dans le fond, avec leur travail rigoureux matin, midi et soir », souligne Sébastien.

Dans cette optique, d’autres sacrifices s’imposent, dont le choix d’acquérir de la machinerie usagée. Et cette stratégie fait ses preuves sans affecter l’efficacité, selon lui. « Dernièrement, il fallait acheter une presse. On n’a pas pris celle à 150 000 $ ou à 175 000 $. On en a acheté une à 30 000 $ qui était propre et tout équipée », cite en exemple l’agriculteur de 38 ans.

La relève par le jeu

Il est encore trop tôt pour savoir si Sébastien et Andréanne auront de la relève dans plusieurs années. Par contre, leurs fils sont déjà de fidèles lecteurs de la revue L’UtiliTerre et adeptes du jeu Farming Simulator.

Dans le sous-sol de la maison, ils effectuent également les mêmes travaux que leurs parents à la ferme. « Ils ont un parc de machinerie qu’on n’aura jamais les moyens de se payer dans la vraie vie! » rigole le père de famille.

Trophées

Dans le bureau de la Ferme Carpentier & Fils, de Béarn, les tablettes manqueront bientôt d’espace pour accumuler tous les trophées et les mentions remportés par la ferme depuis 2017. Les plaques du Club Holstein Témiscamingue, un prix de l’Ordre national du mérite agricole, des rubans du Club de l’excellence d’Agropur et des certificats de Grande et de Très grande distinction des Producteurs de lait du Québec font la fierté de la famille.

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