fbpx
Dany Chabot, Claire Ouellet, Marie-Ève, Germain, Richard, Ginette Lessard, Jean-François et Bianca Champagne, sans oublier les enfants, Benoit, Griffen, Jacob et Caleb. Crédits photos : Thierry Larivière/TCN

Dany Chabot, Claire Ouellet, Marie-Ève, Germain, Richard, Ginette Lessard, Jean-François et Bianca Champagne, sans oublier les enfants, Benoit, Griffen, Jacob et Caleb. Crédits photos : Thierry Larivière/TCN

Une génétique de pointe disséminée sur la planète

SAINT-ELZÉAR — Fondée au 19e siècle, la ferme familiale des Lehoux a pris un tournant majeur au début des années 1980 en délaissant l’élevage de porcs pour se consacrer à la génétique laitière.

Aujourd’hui, on retrouve des sujets issus de celle-ci jusqu’au Japon et en Océanie. Richard Lehoux a également fait sa marque comme président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

« L’agriculture ne sortira jamais de moi », lance d’emblée Richard Lehoux, producteur et président de la FQM jusqu’en novembre prochain. Comme maire, préfet de sa MRC et président d’une union municipale, Richard Lehoux, 60 ans, sera bientôt de retour à temps plein dans sa ferme et son patelin.

L’exploitation familiale, qui compte aussi une érablière de 1 200 entailles, a bien évolué depuis sa fondation par Achille Lehoux en 1862. Jusqu’à l’arrivée du père de Richard, la ferme laitière faisait également l’élevage de porcs. Richard a pris la relève en 1976 et son frère Germain l’a rejoint en 1982. « La génétique a pris une place très importante », explique Richard, qui a commencé à planifier ce virage vers la génétique laitière de pointe avant d’assumer la relève alors qu’il était encore inséminateur. Quant à Germain, il a travaillé pendant des années dans le contrôle laitier. Ginette Lessard et Claire Ouellet, leur conjointe respective, se sont jointes à l’entreprise en 1988.

La ferme a complètement transformé son troupeau au début des années 1980 et a commencé à faire des expositions. Deux vaches ont obtenu une grande renommée : Lehoux Chief Mark Ruby et Lehoux Aerostar Lisa. Les ventes de génétique ont alors démarré et la Ferme B. Lehoux est devenue l’une des pionnières du transfert d’embryons en 1981. Lisa a finalement été vendue à un acheteur japonais en 1995. « Il y a des animaux qui proviennent de chez nous partout sur la planète, sur quatre continents », résume fièrement Richard, qui voulait « faire un peu plus que juste traire des vaches ». Les honneurs ont récompensé les accomplissements de l’entreprise puisque le titre de Maître éleveur a été acquis en 2000. Germain est par ailleurs devenu président de Holstein Canada en 2009.

Richard Lehoux, agriculteur et président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), avec son petit-fils Griffen. Crédits photos : Thierry Larivière/TCN

Richard Lehoux, agriculteur et président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), avec son petit-fils Griffen. Crédits photos : Thierry Larivière/TCN

Relève en place

Une autre étape importante pour la ferme familiale a été d’assurer son transfert à la relève. La 5e génération de Lehoux est maintenant à l’œuvre à Saint-Elzéar et dans le village voisin. La part de 50 % de Richard et de sa conjointe dans la ferme centenaire a en effet été transférée à la fille de Germain, Marie-Ève, et à son conjoint, Dany Chabot, en 2012. Le fils de Richard, Jean-François, a réussi son pari de s’établir dans sa propre ferme, dans le village de Saint-Bernard. Richard est toujours officiellement agriculteur puisqu’il a racheté une exploitation voisine pour s’occuper des génisses et des vaches taries.

 « C’est toi qui vas être maire »

« Ils sont venus frapper à ma porte en me disant : “C’est toi qui vas être maire” », raconte Richard Lehoux, qui a toujours été un homme engagé dans sa municipalité avant d’être élu maire en 1998. Il a été réélu sans opposition depuis. En 2000, on l’a proposé comme préfet de la MRC de La Nouvelle-Beauce. Il s’est ensuite impliqué à la FQM, dès 2002, est devenu vice-président en 2010 puis président en 2014. « Le fait d’avoir été préfet et producteur, ça a fait comprendre l’importance de l’agriculture dans le milieu », estime Richard. Celui-ci ajoute qu’il faut sortir du climat de confrontation qui prévaut parfois entre ruraux et agriculteurs.