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Myriam Goulet, Sylvain Lapierre, leurs deux enfants Rosalie et Étienne Lapierre ainsi que les parents de Sylvain, Éliane Aubin et Donald Lapierre. Photo : Gracieuseté de Sylvain Lapierre

Myriam Goulet, Sylvain Lapierre, leurs deux enfants Rosalie et Étienne Lapierre ainsi que les parents de Sylvain, Éliane Aubin et Donald Lapierre. Photo : Gracieuseté de Sylvain Lapierre

Des projets qui viennent comme les œufs… à la douzaine

SAINT-GERVAIS – Sylvain est le 5e descendant de la famille Lapierre à la ferme de Saint-Gervais de Bellechasse. C’est son grand-père, Georges, qui a ajouté la production d’œufs à celle du lait dans les années 1940. Quand il a passé le flambeau à deux de ses fils en 1977 et en 1981, le premier a poursuivi l’élevage laitier et Donald, le père de Sylvain, a choisi la voie avicole. Les œufs Lapierre sont en pleine croissance depuis.

« En 1949, mon grand-père a construit le poulailler d’une capacité de 3 000 poules », raconte Sylvain Lapierre. Près de 20 ans plus tard, en 1967, il loge une nouvelle infrastructure pouvant accueillir 10 000 poules. Les cages sont alors suspendues au plafond et occupent l’ensemble du poulailler.

« Quand mon père a acheté la ferme au début des années 1980, mon grand-père venait de remplacer les cages suspendues par des cages surélevées sur trois étages », ajoute le producteur. Cet aménagement a permis de récupérer la moitié de l’espace du poulailler et de démarrer en parallèle une petite maternité porcine et plus tard, des porcs pour l’engraissement. Les poules et les cochons occupaient alors le même bâtiment.

Deux incendies en deux ans

En 2000, Sylvain intègre l’entreprise de son père Donald. Ils envisagent de se départir des porcs pour se concentrer uniquement sur la production avicole. Un triste événement précipitera cet abandon. Le 25 janvier 2002, un incendie détruit le poulailler et cause la perte des 17 000 poules pondeuses que compte alors l’entreprise et des 200 porcs à l’engrais prêts à sortir. Lors de la reconstruction, les propriétaires choisiront de ne pas renouveler le troupeau porcin. Ils logent plutôt un nouveau poulailler pouvant accueillir 24 000 poules. Or, deux ans plus tard, en 2004, un 2e incendie rase le jeune édifice. Donald et Sylvain ne se laissent pas abattre et érigent un bâtiment d’une capacité, cette fois-ci, de 27 000 poules.

« Vers 2008-2009, on a décidé d’ajouter une cinquième rangée de cages, ce qui nous a permis de monter le troupeau à 34 200 poules », poursuit Sylvain.

Cette vue aérienne permet de voir le chantier de construction en cours. Photo : Ninja média

Cette vue aérienne permet de voir le chantier de construction en cours. Photo : Ninja média

Cette année, les Lapierre ont entrepris la construction d’un nouveau poulailler robotisé d’une capacité de 45 360 poules. Avec les deux bâtiments, la ferme pourra loger quelque 78 000 poules pondeuses avec accès à des nids et des perchoirs. Outre la productivité, le confort animal et la vente directe aux consommateurs sont importants pour eux.

De plus, les Lapierre recommenceront aussi l’élevage de poulettes, confié à un producteur à forfait depuis 2001 afin de produire les sujets de remplacement. « Avec tout ça, on devrait être bon pour une quinzaine d’années », conclut Sylvain avec un soupir de soulagement. 

Plus tôt que prévu

À 18 ans, Sylvain Lapierre était loin de s’attendre à ce que son père, âgé d’à peine 45 ans, lui parle déjà de relève au sein de l’entreprise. Bien qu’intéressé par la ferme familiale, le jeune étudiant en technique administrative prévoyait intégrer l’entreprise plus tard puisqu’il se préparait à un emploi en comptabilité. Comme la production était suffisante pour faire vivre deux familles, Sylvain a accepté avec joie de devancer ses projets.

Aujourd’hui, Sylvain et sa conjointe Myriam, qui est actionnaire également, sont parents d’un garçon de 10 ans et d’une fille de 9 ans. Ils aimeraient transmettre leur passion pour l’agriculture à leurs enfants, tout comme le père de Sylvain l’a fait pour celui-ci. 

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