fbpx
La famille Scultéty célèbre, en 2019, les 50 ans de Miel de chez nous. Sur la photo, Paul Scultéty Letarte est accompagné de sa mère, Suzanne Scultéty, copropriétaire de l’entreprise. Crédit photo : Étienne Dupuis

La famille Scultéty célèbre, en 2019, les 50 ans de Miel de chez nous. Sur la photo, Paul Scultéty Letarte est accompagné de sa mère, Suzanne Scultéty, copropriétaire de l’entreprise. Crédit photo : Étienne Dupuis

De grands projets pour la relève

SAINTE-MÉLANIE — Après avoir songé à faire carrière en génie mécanique, Paul Scultéty Letarte a décidé de prendre la relève de la ferme apicole familiale. Il voit grand pour Miel de chez nous et sa tête bourdonne d’idées.

C’est l’une de ces journées froides de mars sur le rang du Pied-de-la-Montagne. Si les abeilles de l’entreprise Miel de chez nous sont toujours en semi-hibernation, Paul, lui, butine depuis plusieurs mois sur de nombreux projets. En tant que relève, il nourrit de grandes ambitions pour l’exploitation familiale.

« C’est à mon tour de prendre les choses en main », lance d’une voix déterminée le jeune entrepreneur de 23 ans. Il se dit inspiré par ses parents, Suzanne Scultéty et Jean-François Letarte, qui ont su faire croître l’entreprise depuis qu’ils ont pris la relève de son grand-père en 1993.

Debout dans la cuisine où sont fabriqués les caramels, les moutardes et tous les produits à base de miel vendus par la ferme agrotouristique, Paul ne tient pas en place. Après avoir amorcé le remplacement de l’évier dans l’atelier, il se tourne vers un élévateur à chaudrons qu’il a lui-même conçu.

« Cet appareil facilite notre embouteillage, explique l’apiculteur en le mettant en marche. J’aime apporter de nouvelles idées et brainstormer avec mes parents pour améliorer notre rentabilité. »

Allergique aux piqûres d’abeilles depuis quelques années, Paul Scultéty Letarte se concentre sur le développement des affaires pour Miel de chez nous. Il espère que ses traitements de désensibilisation lui permettront un jour de manipuler de nouveau des ruches.

Allergique aux piqûres d’abeilles depuis quelques années, Paul Scultéty Letarte se concentre sur le développement des affaires pour Miel de chez nous. Il espère que ses traitements de désensibilisation lui permettront un jour de manipuler de nouveau des ruches.

Bien que l’entreprise possède déjà plusieurs infrastructures pour séduire petits et grands, comme un centre d’interprétation de l’abeille et une fermette, les Scultéty Letarte veulent continuer de bonifier l’offre aux visiteurs. Comme ses parents avant lui, Paul place les familles au cœur de l’expérience client. « Ça fait partie de nos valeurs depuis la fondation de l’entreprise il y a 50 ans », dit-il.

Alors que ses parents ont toujours utilisé des outils marketing plus traditionnels comme la publicité dans les journaux, Paul souhaite ajouter sa touche personnelle. Le jeune homme misera entre autres sur les médias sociaux et accueillera des événements spéciaux comme une tournée de motos. « Mes parents ont repris l’entreprise de mon grand-père et ont vraiment amené ça à un autre niveau. J’espère réussir à faire de même à ma façon et j’ai la chance de compter sur leur soutien. »

Une nouvelle gamme de produits

Les gestionnaires de Miel de chez nous travaillent actuellement à l’élaboration d’une nouvelle gamme de produits qui se nommera Domaine Scultéty. « On proposera des vinaigrettes, des terrines et d’autres recettes qui ne contiennent pas de miel. On veut par exemple développer des produits à base de cidre de glace », explique le futur propriétaire de l’entreprise, Paul Scultéty Letarte. Pour l’entrepreneur, il s’agit d’une façon de plus de diversifier et de faire grandir l’exploitation familiale.

Étienne Dupuy, collaboration spéciale

https://soleno.com/