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Simon Lefebvre est maintenant actionnaire de l’entreprise familiale avec ses parents Lucie Rainville et Claude Lefebvre. Crédit photos : Pierre Saint-Yves

Simon Lefebvre est maintenant actionnaire de l’entreprise familiale avec ses parents Lucie Rainville et Claude Lefebvre. Crédit photos : Pierre Saint-Yves

Amenez-en des défis!

BAIE-DU-FEBVRE — Une autre génération s’installe lentement aux commandes de la Ferme Gerville à Baie-du-Febvre, dans le Centre-du-Québec. Lucie Rainville et Claude Lefebvre, propriétaires de l’entreprise laitière, peuvent bénéficier de l’implication de l’aîné de leurs quatre enfants, Simon Lefebvre, devenu leur partenaire.

« Ce n’est pas d’hier que Simon parle de prendre la relève, affirme son père. Depuis sa plus tendre enfance, c’était évident qu’il se dirigerait en agriculture. »

L’arrivée de cette troisième génération a déjà engendré une solide croissance des activités de l’exploitation qui compte un troupeau de 350 vaches Holstein, dont 200 fournissent le quota de 235 kg de matières grasses par jour. 

Le portrait de l’exploitation a donc radicalement changé depuis que le père de Lucie Rainville, venu de Saint-Hyacinthe avec sa jeune famille, s’y est installé en 1966.

« C’était un homme avant-gardiste, raconte M. Lefebvre. À l’époque des bidons de lait, il a été l’un des premiers à installer un réservoir et à obliger le transporteur à s’équiper d’un camion-citerne. »

Simon Lefebvre voit notamment à la gestion du personnel dont fait partie Luis Alexandre Jimenez Rivera.

Simon Lefebvre voit notamment à la gestion du personnel dont fait partie Luis Alexandre Jimenez Rivera.


Claude Lefebvre, natif de la localité de Baie-du-Febvre, a lui aussi grandi dans une entreprise laitière reprise plus tard par son frère. Puis, il a choisi de s’associer avec ses beaux-parents jusqu’à ce qu’il fasse l’acquisition de l’exploitation en 1994 avec sa conjointe. Un dur coup attendait le couple, 10 ans plus tard, lorsqu’une grande partie des installations a été détruite par un incendie. La reconstruction n’a cependant pas tardé.

Il y a quelques années, l’aîné de la famille s’est associé à ses parents après ses études à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) et en agroéconomie à l’Université Laval.

« Bien sûr que je suis optimiste, affirme Simon. Je me sens bien préparé à affronter les défis qui s’annoncent. Je sais que l’expérience compte aussi pour beaucoup dans la capacité d’adaptation. »

Le jeune homme a donc pris en charge la gestion du troupeau et des ressources humaines de la Ferme Gerville. L’entreprise regroupe quatre employés, dont deux travailleurs étrangers. La mère de Simon s’occupe davantage de la traite et des activités administratives. Son père, lui, est principalement responsable des travaux sur les 170 hectares de terres, propriété de la ferme, et des 150 hectares en location.

De plus, Claude Lefebvre effectue actuellement un second mandat en tant que maire de Baie-du-Febvre. « C’est plus prenant que je m’y attendais, mais travailler pour sa communauté, c’est très stimulant, tout comme le sont les défis inhérents au monde municipal », précise M. Lefebvre.

Pour lui, c’est une forme de prolongement de son vécu de producteur laitier, habitué aux défis qui composent son quotidien.  

Une relève remarquée

Simon Lefebvre est partenaire à la ferme familiale depuis quelques années à peine et il a déjà fait sa marque, comme en atteste sa nomination en tant que leader en gestion dans le cadre de la campagne Je suis chef d’entreprise, lancée par Valacta.

Pour le Centre-du-Québec, il a été choisi avec Jean Rousseau, producteur laitier de Nicolet, afin d’être l’un des sept ambassadeurs chargés par Valacta de témoigner de leur vécu concernant la gestion d’entreprise à différentes étapes de leur cheminement. « Ça ne nous a pas vraiment surpris, avoue Claude Lefebvre. Simon est très allumé, habile et travaillant. »