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Vendredi, Denis Bilodeau, de Warwick, ancien vice-président de l’UPA, tient un encan afin de liquider sa machinerie agricole, incluant huit tracteurs. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

Vendredi, Denis Bilodeau, de Warwick, ancien vice-président de l’UPA, tient un encan afin de liquider sa machinerie agricole, incluant huit tracteurs. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

L’heure est aux encans

Signe du climat en agriculture ou d’une conjoncture favorable, les encans de ferme se multiplient en ce début de printemps. Pour employer une expression consacrée, si la tendance se maintient, près de 200 fermes pourraient être démantelées d’ici la fin de mai.

« On n’avait pas vu ça depuis un moment », confirme Luc Breton. Encanteur professionnel depuis 36 ans, celui-ci s’attend à une « très grosse année ». Ces temps-ci, il dit vendre pratiquement une ferme aux deux jours.

« J’ai même des producteurs qui m’ont approché pour faire encan en août et septembre prochains, des mois inhabituels pour les encans », ajoute Luc Breton. Celui-ci pense que la faiblesse du dollar canadien favorise la vente de machinerie usagée. De plus, le prix des vaches laitières et des bovins de boucherie sont toujours intéressants.

Denis Bilodeau, ancien vice-président de l’UPA, est l’un de ceux qui « désattellent ». Il tient un encan ce vendredi. Faute de relève à la suite du décès accidentel de son fils l’an dernier, il doit liquider sa machinerie agricole, incluant huit tracteurs.

« C’est un deuil, un autre deuil, mais c’est le cycle de la vie », confiait Denis Bilodeau avec sérénité. À son départ de l’UPA il y a deux ans, il avait déjà vendu ses animaux et profitait d’une retraite bien méritée, ayant cumulé « pas mal de temps supplémentaire » au fil des ans. Il consacrait ses 1 100 acres de terre aux grandes cultures : maïs, soya et un peu de blé.

Située à Warwick, dans une région agricole fertile, la ferme de Denis Bilodeau a vite attiré la convoitise. Le producteur confirme que des groupes de spéculateurs comme Pangea lui ont fait des propositions alléchantes.

« Ce n’était pas dans mon intention », révèle l’ancien vice-président de l’UPA. Ce dernier a plutôt préféré vendre certaines parcelles et en louer d’autres à de jeunes producteurs de la région. « Ça fait partie de ma mission », lance-t-il avec satisfaction.

Dossier complet dans la prochaine édition de la Terre.

 

Martin Ménard et Pierre-Yvon Bégin