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Toute personne qui se présente au domicile du directeur général et artistique du Festival de films sur l’environnement (FFPE) est accueillie par son chien Zoro. Photos : Johanne Martin

Toute personne qui se présente au domicile du directeur général et artistique du Festival de films sur l’environnement (FFPE) est accueillie par son chien Zoro. Photos : Johanne Martin

Un vrai gars du terroir

SAINT-THURIBE — Léo Denis Carpentier dit de lui qu’il a toujours été un « gars du terroir ». Le directeur général et artistique du Festival de films sur l’environnement (FFPE) aime reprendre à son compte l’expression : on peut sortir une personne de la campagne, mais pas la campagne de la personne. Sur le territoire de ses ancêtres, dans l’ouest de Portneuf, il coule des jours heureux.

« Du côté de ma mère comme de mon père – qui sont encore vivants –, j’ai mes origines ici, à Saint-Thuribe et à Saint-Casimir. La maison familiale, toujours en notre possession et dans laquelle ils ont habité pendant 60 ans, est d’ailleurs située tout près de celle du célèbre poète et globe-trotteur Alain Grandbois, qui m’a nourri de sa vie. Prendre le temps d’écrire constituerait un rêve pour moi. »

Sur la propriété qu’il partage avec sa conjointe Jocelyne Pichette, Léo Denis Carpentier cultive la lavande qui entre dans la composition des produits de la savonnerie artisanale.

Sur la propriété qu’il partage avec sa conjointe Jocelyne Pichette, Léo Denis Carpentier cultive la lavande qui entre dans la composition des produits de la savonnerie artisanale.

Du dessin publicitaire à la photographie, en passant par la peinture, la sculpture, et même le travail dans une mine d’or en Abitibi, Léo Denis Carpentier a suivi de nombreuses formations et exercé bien des métiers. Sa participation au tournage d’une publicité à titre d’assistant de production l’a amené à faire carrière à Montréal. Jusqu’au début des années 2000, il a loué un appartement dans la métropole.

« J’ai quand même eu en permanence un pied-à-terre dans mon coin de pays et je venais régulièrement m’y ressourcer au cours de cette période. Je n’étais pas un gars de Montréal!, lance-t-il. Grâce au FFPE que j’ai fondé en 2004 avec Jacques Languirand, j’ai rencontré Jocelyne. À un moment donné, j’ai dû prêter ma maison. Je me suis retrouvé à loger chez elle et je ne suis jamais reparti! »

Travailler la terre

À proximité de la rivière Blanche sur les lieux d’un ancien moulin à scie, le producteur de lavande partage avec sa conjointe une propriété qui date de 1860. S’il a déjà fait partie de l’équipe montréalaise du film Il était une fois en Amérique du réalisateur Sergio Leone et côtoyé l’acteur Robert De Niro, l’homme s’emploie désormais au travail de la terre lorsqu’il n’est pas sollicité par les tâches associées au Festival.

« Je m’occupe de l’entretien du terrain et de la culture de la lavande pour notre savonnerie artisanale Murmure de la chute », précise Léo Denis Carpentier, qui souhaite aussi exploiter sa petite érablière, un jour, s’il prend sa retraite du FFPE. Et quand vient le temps de faire connaître les produits et services locaux aux gens de l’extérieur, le conseiller municipal de Saint-Thuribe répond présent.