À la ferme-atelier Silva Herbo, de Métis-sur-Mer, dans le Bas-Saint-Laurent, on cultive l’artichaut.
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S'abonner maintenantAvant de devenir un cœur d’artichaut mariné, réputé pour sa tendreté, l’artichaut est une plante aux allures plutôt intimidantes. Ses feuilles piquantes sont hérissées dans toutes les directions, formant un petit bosquet. Ce n’est que la deuxième année qu’il produit sa fleur, la partie que l’on mange, une boule dure aux pétales verts marbrés de violet, et armés de quelques épines!
L’artichaut demande un peu de travail pour être dégusté. Il faut d’abord retirer les épines du bout des pétales, cuire la fleur 45 minutes dans l’eau ou à la vapeur, avant de la couper en deux pour retirer le « foin » situé au centre. La partie tendre des feuilles peut être mangée, ainsi que le cœur.
Cultiver l’artichaut, plante originaire du bassin méditerranéen, est relativement simple, explique Frédérique Martin, de la ferme-atelier Silva Herbo, à Métis-sur-Mer, dans le Bas-Saint-Laurent.
« L’artichaut est une plante bisannuelle. Le truc pour avoir une fleur la même année, c’est de partir les semis très tôt au printemps, puis de les sortir au jardin alors qu’il reste encore quelques gels annoncés, ce qui procure à l’artichaut sa période de froid. Dans sa tête, c’est comme s’il avait passé un hiver! On le plante ensuite en pleine terre, fin mai, début juin, et on l’arrose bien pour assurer la reprise. Les fleurs arrivent en août et septembre », explique Frédérique Martin.
En plus de son goût doux, bien particulier, l’artichaut est plein de vertus. Il est riche en fibres, en vitamines et en minéraux, et il aide le foie à mieux produire et éliminer la bile tout en favorisant la digestion.
Cet article est paru dans la page Jeunesse de La Terre de chez nous. L’objectif de cette page est d’expliquer et de vulgariser certains enjeux complexes reliés à l’agriculture à une clientèle jeunesse.