Kristine Levasseur-Blanchette, Martial Junior Hovington et leur petit garçon Étienne, avec des gourganes. Photos : Geneviève Quessy
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S'abonner maintenantTrès populaire dans certaines régions comme Charlevoix, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord, la gourgane est pratiquement inconnue dans d’autres parties du Québec. Cette grande fève aux gros pois aplatis fait pourtant partie de notre patrimoine culinaire depuis fort longtemps.
Cultivée depuis la préhistoire, la gourgane aurait été apportée en Amérique du Nord par les premiers colons venus d’Europe. Depuis ce temps, elle est cultivée dans nos contrées. On la sert principalement en soupe, dans une recette qui contient du lard salé, des légumes en dés comme des carottes, du chou et des haricots, de l’orge et des herbes salées.
Martial Junior Hovington en cultive à sa ferme biologique de Grandes-Bergeronnes, sur la Côte-Nord.
Quand j’étais jeune, ma grand-mère en cultivait. On aimait ça, alors on a décidé d’en faire. Et puis on s’est rendu compte qu’il y a une grande demande. C’est tellement populaire; j’en ai 400 livres de réservées, avant même qu’elles soient cueillies! L’année prochaine, je vais en semer plus.

La culture de la gourgane n’est pas très compliquée, explique-t-il. « J’ai été surpris de voir à quel point c’est productif. Il faut faire attention aux parasites, en particulier les pucerons. Heureusement, les coccinelles nous aident! »
En plus de les préparer en soupe, ses clients aiment les croquer crues. « On les écosse et on mange le pois », explique Martial Junior Hovington.
La gourgane est nutritive et riche en protéines. Elle peut être transformée en farine et ne contient pas de gluten.