International 3 mars 2025

Tarifs douaniers : la confusion se poursuit

La saga des tarifs douaniers se poursuit. Le 3 mars en début d’après-midi, le président Donald Trump a prévenu les agriculteurs américains, dans une publication sur le réseau social Truth Social, que des tarifs douaniers sur les produits agricoles importés entreront en vigueur le 2 avril. Deux heures plus tard, il annonçait en conférence de presse que des tarifs de 25 % entreraient en vigueur dès le 4 mars.

Sur Truth Social, le président a invité les producteurs américains à se préparer à approvisionner le marché domestique. Il n’a toutefois pas précisé le taux d’imposition qu’il comptait mettre en application.

Photo : Truth Social

En conférence de presse quelques heures plus tard, il a confirmé des tarifs de 25 % seraient imposés sur les importations canadiennes et mexicaines aux États-Unis puisque ces deux pays n’étaient pas parvenus à endiguer le problème de fentanyl à la frontière.

Soutien aux agriculteurs

Quelques jours plus tôt, au 101e Forum sur les perspectives agricoles, la secrétaire à l’Agriculture, Brooke Rollins, a promis du soutien aux producteurs américains affectés par les tarifs lorsque ces derniers entreront en vigueur.

Nous savons que plusieurs dans notre industrie sont inquiets par l’effet des tarifs sur les producteurs américains, mais je veux vous dire que vos préoccupations sont entendues et que vous êtes et serez toujours nos plus grands champions.

Brooke Rollins

En réponse à une question sur les tarifs, elle a ajouté que ces derniers étaient « vraiment importants » pour le président puisqu’ils seraient extrêmement efficaces à ramener de la prospérité dans les communautés urbaines et rurales du pays. Elle a cependant mentionné avoir longuement discuté de la question agricole avec le président et a soutenu qu’il sera « derrière eux ».

« J’ai déjà commencé à travailler fort pour faire partie de ces discussions [sur les tarifs]. Historiquement, le Secrétaire à l’Agriculture n’a pas toujours été impliqué dans ces discussions, mais je m’engage à être dans la salle, et comme [le président] l’a fait avec le secrétaire Perdue il y a 5-6 ans, de s’assurer qu’on pourrait compenser tous dommages immédiats qui en découlera », a-t-elle affirmé.