Le marché du canola vers la Chine devrait profiter d’une baisse des tarifs douaniers prévue pour le début mars. Crédit : Archives / TCN
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S'abonner maintenantLa visite du premier ministre du Canada Mark Carney à Pékin devrait faire reculer de 76 % à 15 % les tarifs douaniers que les Chinois imposent sur leurs achats de grains de canola au début mars, et ce, en échange d’une baisse des barrières tarifaires au Canada pour près de 49 000 automobiles électriques chinoises, qui font présentement l’objet d’une taxe de 100 % avant d’entrer au Canada. C’est le premier ministre Mark Carney qui en a fait l’annonce, le 16 janvier, à Pékin, tel que rapporté par plusieurs médias canadiens.
Le Québec a produit 19 211 tonnes de canola en 2025, contre 21,8 millions de tonnes pour l’ensemble du Canada, alors que les producteurs de l’Ouest ont dépassé leur précédent sommet de production, atteint en 2017. Devant cette immense récolte, les producteurs de l’Ouest déploraient les barrières tarifaires de 76 % que la Chine imposait sur le canola canadien depuis la fin de l’année 2025, ce qui a contribué à diminuer le prix pour leur récolte, avait dit le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, en octobre. Ce dernier fait partie de ceux qui ont fait pression sur Mark Carney pour mettre fin à cette guerre tarifaire avec les Chinois.
Même son de cloche du côté des Producteurs de grains du Canada. « La Chine est le deuxième marché céréalier du Canada, et les perturbations commerciales prolongées ont eu de réelles conséquences sur les revenus agricoles, les flux de trésorerie et la confiance. Tout progrès qui abaisse les barrières pour les produits agricoles canadiens, y compris le canola et les légumineuses, est une étape positive », a indiqué l’organisme, le 16 janvier, par communiqué. Les Producteurs de grains du Canada rappellent que plus de 70 % des céréales cultivées au Canada sont exportées, « et il n’existe tout simplement aucune alternative qui puisse remplacer des marchés de cette envergure. »