International 6 mars 2026

Deux millions d’hectares de plus pour rebâtir le cheptel bovin américain

Le cheptel bovin américain est à son plus bas niveau depuis 75 ans. Afin d’aider les éleveurs à compenser la pénurie de fourrages et à reconstituer les troupeaux, Washington leur donnera accès à deux millions d’hectares de pâturages supplémentaires en terres publiques, d’un bout à l’autre du pays.

Lors de son passage au 102e Forum sur les perspectives américaines, le 20 février, la secrétaire à l’Agriculture, Brooke Rollins, a indiqué que la mesure s’inscrivait dans un plan du département de l’Agriculture (USDA), dévoilé en octobre, visant à renforcer la filière bovine américaine.

Le gouvernement administre près de 100 millions d’hectares de pâturages et de parcours naturels en terres publiques, dans 28 états. Or, 9,7 millions d’hectares sont vacants et Washington compte en redonner, en partie, l’accès aux troupeaux. 

« Le plan de l’USDA pour les éleveurs et les consommateurs américains vise à renforcer la production bovine en rationalisant les permis et les autorisations, en améliorant la protection contre les prédateurs et en ouvrant environ 5 millions d’acres [2 millions d’hectares] de pâturages dans tout le pays. Il s’agit d’investir dans une chaîne d’approvisionnement qui fonctionne pour nos éleveurs, qui rend le bœuf abordable et accessible à tous les consommateurs et qui stimule la demande parallèlement à l’offre nationale, afin de maintenir la vitalité et la prospérité des zones rurales américaines », a indiqué Mme Rollins. 

Rareté

Rappelons que la rareté des bovins aux États-Unis en raison de plusieurs années de sécheresse a occasionné une importante hausse des prix sur le marché nord-américain ces ­dernières années, y compris au Canada. À Ottawa au début du mois, des dirigeants d’abattoirs indépendants sous inspection fédérale soutenaient que les bovins canadiens étaient de plus en plus exportés au sud de la frontière, en raison de la demande accrue, ce qui menaçait, notamment, la survie d’abattoirs régionaux au pays d’ici cinq ans.