Un pionnier de l’érable, Gary J. Coppola, est décédé, en Floride, le 23 février, après avoir combattu une maladie neurodégénérative pendant une quinzaine d’années. Photo : Gracieuseté de Paule Veilleux Coppola
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S'abonner maintenantUn pionnier de l’érable, Gary J. Coppola, est décédé, en Floride, le 23 février, après avoir combattu une maladie neurodégénérative pendant une quinzaine d’années. « Il était un visionnaire pour l’érable. Il a vendu son sirop aux États-Unis et a développé ce marché, de même que d’autres marchés à travers le monde », raconte sa conjointe et partenaire d’affaires, Paule Veilleux Coppola. « Il est devenu, en 1988, le plus gros acheteur de sirop, avec 8 millions de livres, ce qui représentait à ce moment plus du tiers de la récolte mondiale. Il a aussi mené un combat pour l’abolition de la pilule de paraformaldéhyde dans les érablières », affirme celle qui a été copropriétaire des Produits de l’érable du Grand Nord.
L’Américain devenu Beauceron
Gary J. Coppola ne se destinait pas à une vie dans le milieu acéricole québécois, dit-elle.
Il venait du Connecticut et voulait s’acheter une ferme aux États-Unis, mais c’était trop cher là-bas. Son père lui a dit de regarder au Canada. Il a vu une ferme en Beauce, pour 15 000 $, qui avait une érablière. La production de sirop l’intéressait, il l’a achetée, mais ne savait pas que les gens parlaient français. Il pensait que le sirop se faisait l’automne!
Deux acériculteurs d’expérience contactés par La Terre confirment que M. Coppola a été un acteur important du milieu acéricole. « Il avait un intérêt particulier pour la qualité du sirop. Il est l’un des premiers à avoir développé le bio. Mais c’était un gars excentrique. Il avait tout un style! Je me rappelle qu’à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, il était rentré avec son gros cigare. Il fumait en faisant des ronds », se remémore Serge Beaulieu, ancien président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Un autre confrère se souvient de M. Coppola comme d’un homme d’affaires avec de l’ambition, un passionné de l’érable, mais qui aimait faire de l’argent avec le sirop. « Il était arrivé à la cabane avec sa Porsche rouge et ses beaux souliers. Il avait l’air d’un gars d’Hollywood! »