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Les propriétaires de boisés privés ont enregistré en 2017 leur meilleure récolte depuis 2005. Les prix offerts aux producteurs n’ont cependant pas augmenté depuis trois ans, même si celui du bois d’œuvre connaît des sommets. Crédit photo : Martin Ménard/Archives TCN

Les propriétaires de boisés privés ont enregistré en 2017 leur meilleure récolte depuis 2005. Les prix offerts aux producteurs n’ont cependant pas augmenté depuis trois ans, même si celui du bois d’œuvre connaît des sommets. Crédit photo : Martin Ménard/Archives TCN

Meilleure récolte de bois depuis 10 ans

Les propriétaires de boisés privés n’ont pas chômé lors de la dernière année; ils ont coupé et mis en marché 6,4 millions de mètres cubes de bois. C’est la meilleure récolte depuis 2005. 

Fait particulier, le bois de sciage représente près de 80 % de la valeur totale de la matière ligneuse mise en marché en 2017. Les ventes dans ce secteur atteignent même un niveau record depuis 30 ans, une situation qui s’explique principalement par la demande soutenue des Américains pour le bois d’œuvre destiné à la construction.

Les usines de pâtes et papiers représentent 16 % des livraisons totales de bois. Ce pourcentage a largement diminué au fil des années, mais apparaît stable aujourd’hui. Finalement, près de 10 % des livraisons sont destinées aux usines de panneaux, un nombre également stable. 

Au total, la valeur du bois mis en marché par les propriétaires de forêt privée en 2017 se chiffre à 371 M$, une hausse de 17 M$ comparativement à 2016.

De meilleurs prix S.V.P. 

La Fédération des producteurs forestiers du Québec déplore que les prix du bois scié, qui atteignent présentement des niveaux historiques, ne profitent pas aux producteurs. « Le prix offert aux producteurs pour le bois rond ne s’est malheureusement pas élevé avec la même amplitude que celui du bois scié. Le prix moyen pondéré [d’environ 60 $ le mètre cube] est sensiblement le même depuis trois ans », fait remarquer Marc-André Côté, directeur de la Fédération. 

Il précise que le prix offert aux producteurs a augmenté pour les billes de 12 pieds par exemple, tandis que la valeur a diminué pour les portions d’arbres moins recherchées. Aussi, la dynamique de mise en marché diffère d’une région à l’autre. « Au Lac-Saint-Jean, le peuplier ne trouve pas encore preneur. On attend toujours là-bas le démarrage imminent de l’usine à panneaux. Dans l’ouest de la province, l’Outaouais par exemple, le marché pour le peuplier et le résineux est également difficile. Dans l’Est, la tordeuse génère des volumes importants de sapin–épinette », mentionne-t-il.