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Des hauts dans le feuillu et des bas dans le résineux

La relance des usines de Papiers White Birch ne profitera pas au Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent (SPFBSL).

Les producteurs ne pourront pas compter sur un important contrat de 30 000 mètres cubes apparents de bois résineux à l’usine F.F. Soucy de Rivière-du-Loup, propriété de White Birch.

« Cette année, le besoin de F.F. Soucy en bois rond est nul, explique Yves Bell, directeur général du SPFBSL. Ils vont s’approvisionner en copeaux qui sont en abondance, et on s’y attendait. Par contre, le marché de l’usine White Birch, à Québec, donnera plus de chance aux scieurs de vendre leurs sous-produits. »

Toutefois, les pertes de marchés sont compensées par des ventes accrues de feuillus durs et mous. « Chez Uniboard, on a augmenté de 26 000 à 45 000 tonnes métriques notre volume en feuillus durs, précise M. Bell. En bois mous, nous livrerons à la même usine 8000 tonnes métriques au lieu de 5000, dont du résineux. »

D’ailleurs, Uniboard investit 3 M$ à son usine de Sayabec de façon à augmenter la production de mélamine et à pouvoir mettre en marché une gamme plus importante de produits.

M. Bell a aussi d’autres bonnes nouvelles. « À Matane, l’entente avec l’usine Tembec permet de passer de 25 000 à 40 000 tonnes métriques en feuillus mous, ce qui compense nos pertes survenues avec la fermeture de RochTenn. De plus, on a vendu à Irving 10 000 tonnes métriques en stock chez RochTenn et on a renouvelé l’entente avec Norampac de Cabano. »

Le Syndicat prospecte activement pour trouver d’autres marchés. « Nous regardons du côté des exportations en Europe. Nous sommes en négociations avec certains acheteurs pour les feuillus. On pourrait utiliser l’un ou l’autre des ports de Gros-Cacouna, Matane ou Dalhousie, au Nouveau-Brunswick, plus près de la Vallée de la Matapédia. » Les dernières exportations outre-mer du Syndicat remontent à une trentaine d’années.

En 2011, la situation financière des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent s’est lentement améliorée. La valeur des ventes de bois a atteint 33,1 M$, en hausse de 20 % par rapport aux 26,6 M$ de 2010. Mais les revenus sont encore de moitié inférieurs aux ventes de 2005, qui s’étaient élevées à 67 M$ avant la longue crise forestière.