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Des dollars pour les travaux sylvicoles

Tel que publié dans La Terre de chez nous

Les gouvernements péquiste et conservateur mettent leurs différends de côté un instant et s’entendent pour investir 24 M$ dans la forêt québécoise.

Les propriétaires de la forêt privée pourront ainsi compter sur une somme de 5 M$ pour réaliser des travaux sylvicoles, dont l’éclaircie commerciale. Il s’agit tout de même d’une perte de 2 M$ par rapport à l’an dernier, le Programme d’investissement sylvicole (PIS), doté d’une enveloppe de 7 M$, n’ayant pas été reconduit.

« L’aménagement forestier et la production de bois sont en amont d’une industrie créatrice de richesse », a réagi le président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), Pierre-Maurice Gagnon. Il pousse un soupir de soulagement en soulignant les efforts de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. En février dernier, au moment de l’étude des crédits par les parlementaires, celle-ci était demeurée évasive quant au soutien financier accordé aux travaux sylvicoles en forêt privée.

Le président de la FPFQ profite de l’occasion pour exhorter Québec à revoir le Programme de remboursement des taxes foncières. L’organisme réclame entre autres une actualisation des taux de crédits fiscaux du programme en vigueur depuis 16 ans déjà. Cette année, le ministère des Ressources naturelles prévoit consacrer 11,3 M$ à ce programme. Tout en se disant consciente de la situation des finances publiques, la Fédération fait valoir que les améliorations demandées – de 5 à 10 M$ – ne seraient applicables que l’an prochain, Québec n’ayant pas à débourser un cent avant 2015.

« Il ne faut pas oublier, affirme Pierre-Maurice Gagnon, que les producteurs subissent depuis de nombreuses années une forte détérioration de leur situation financière, notamment par l’augmentation des taxes foncières sur les boisés et une réduction du prix obtenu pour leur bois. »

Dans son édition précédente, la Terre révélait que les propriétaires de la forêt privée ont subi une hausse moyenne de 155 % de leur fardeau fiscal au cours des 15 dernières années.

L’entente entre Québec et Ottawa a été annoncée conjointement par les ministres Martine Ouellet et Denis Lebel, titulaire de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec. Des mesures spécifiques pour les régions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent afin de créer des emplois font également partie de l’accord. L’an dernier, le programme était doté d’une enveloppe de 6,7 M$.

Par ailleurs, les industriels semblent toujours se faire tirer l’oreille quant à leur contribution de près de 4 M$ pour soutenir les travaux sylvicoles en forêt privée. En février dernier, la ministre Ouellet indiquait qu’elle veillerait à faire respecter l’obligation faite aux industriels en vertu de la loi.