Événement 23 janvier 2026

Un salon qui « raconte l’agroalimentaire d’ici »

Sous le thème très symbolique Racontons l’agroalimentaire d’ici!, la Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation (SAAC) a, une fois de plus, connu son apogée grâce à son traditionnel salon. La 51e présentation de cet événement, organisée par les étudiants de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval au Centre de foires d’ExpoCité, à Québec, s’est tenue du 16 au 18 janvier. Les différents kiosques de vulgarisation ont permis au public d’en apprendre davantage au sujet des aliments qu’il consomme et de réalités méconnues du secteur agroalimentaire.  

Zoom sur quelques incontournables

Allyson Guimont, Francis Villeneuve et Audrey Chouinard présentent fièrement certains des produits élaborés par la Fromagerie du Campus.
Allyson Guimont, Francis Villeneuve et Audrey Chouinard présentent fièrement certains des produits élaborés par la Fromagerie du Campus.

Une fromagerie étudiante innovante

Apprendre la fabrication du fromage dans les livres, c’est bien beau, mais pouvoir en expérimenter la production, c’est encore mieux. La Fromagerie du Campus de l’Université Laval, une initiative unique au Canada, regroupe des étudiants qui ont récemment élaboré un gouda à la texture crémeuse et au goût d’emmental grâce à l’introduction de ferments propioniques. Les étudiants en sciences des aliments ont aussi innové en lyophilisant du fromage en grains, un concept qui pourrait être repris par l’industrie pour éviter le gaspillage et offrir une nouveauté sur le marché.


Marilou Trépanier, Christelle Donahue Bouffard et Éléonore Hébert ont animé le kiosque consacré à l’agrithérapie.
Marilou Trépanier, Christelle Donahue Bouffard et Éléonore Hébert ont animé le kiosque consacré à l’agrithérapie.

Après la zoothérapie, l’agrithérapie!

Poules, canards, cochons, moutons, chèvres, lamas, auxquels s’ajoute même une bufflonne : issue de la Ferme L’Espérance, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, toute cette ménagerie est liée à une tendance qui gagne en popularité, l’agrithérapie. Si la zoothérapie mise entre autres sur le contact avec les chiens, l’agrithérapie se concentre sur les animaux de la ferme pour favoriser le bien-être physique, affectif et psychologique de divers types de clientèle. Que ce soit pour les enfants, les aînés ou les personnes à mobilité réduite ou neurodivergentes, l’utilité de ces animaux ne se limite pas à l’assiette.


Maïka Martel plaide pour le développement de la culture du chanvre au Québec, une plante qui produit de précieuses graines.
Mahika Martel plaide pour le développement de la culture du chanvre au Québec, une plante qui produit de précieuses graines.

De précieuses graines, celles du chanvre 

Moins connue que plusieurs autres cultures, celle du chanvre est pourtant promise à un bel avenir. Au Québec, la Ferme Taillon et Fils, située à Saint-Prime, fait figure de pionnière dans cette production depuis environ 25 ans. Principalement exploité pour ses graines, le chanvre est surtout destiné au marché biologique sans gluten. Bien que difficile à cultiver – son rendement est modeste, mais le prix, intéressant –, il compte parmi les meilleures sources de protéines végétales à intégrer à son menu, contribuant au soutien de la santé cardiovasculaire, musculaire et digestive. 


Pour Loggan Hébert, la vache Guernsey, très rare au Québec, offre des caractéristiques intéressantes.
Pour Loggan Hébert, la vache Guernsey, très rare au Québec, offre des caractéristiques intéressantes.

La vache Guernsey : rare, mais distinctive

Originaire de Guernsey, une île appartenant au Royaume-Uni, la vache du même nom est en vedette à la Ferme Zwygart, de Fortierville. Rare au Québec, ce bovin de taille moyenne à la robe fauve et blanc a été choisi par le producteur pour ses taux de gras et de protéine, qui atteignent respectivement 5 % et 3,7 %. Le lait des Guernsey, d’une couleur dorée distinctive en raison de sa teneur élevée en bêta-carotène, contient en outre un lactose de type A2A2 à 100 %, plus digeste. La race est également appréciée pour son tempérament plutôt calme et son vêlage facile.


Loïs Beaudry et Camille Lalancette expliquent comment les larves de mouches soldats noires pourraient révolutionner l’alimentation des élevages de poissons et de volailles.
Loïs Beaudry et Camille Lalancette expliquent comment les larves de mouches soldats noires pourraient révolutionner l’alimentation des élevages de poissons et de volailles.

Des larves pour nourrir les élevages

Des larves de mouches soldats noires, qu’est-ce que ça mange en hiver? Eh bien, justement, celles-ci se nourrissent de tout ce qui est impropre à la consommation des humains et des animaux – du compost, par exemple. L’avantage? Ces larves transforment les résidus en protéines et en gras, une matière qui sert de substitut aux farines animales pour l’alimentation des élevages de poissons et de volailles. De concert avec certaines entreprises, l’Université Laval mène des recherches sur le recours aux larves de mouches soldats noires comme solution environnementale.