L’ancienne méthode de calcul des risques liés aux pesticides vendus au Québec a été utilisée pendant 20 ans. Crédit photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLe bilan des ventes de pesticides pour l’année 2024, dévoilé en avril par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), est le dernier de sa lignée. Le prochain sera réalisé avec de nouveaux indicateurs, ce qui rendra impossible la comparaison avec les données antérieures à 2025.
L’ancienne méthode, utilisée depuis 20 ans et basée sur les ventes en gros ainsi que sur des estimations de doses et de superficies, entraînait des distorsions avec la réalité des fermes, selon le Ministère. Les prochains bilans se baseront plutôt sur les ventes au détail, plus proches de l’utilisation réelle, et éviteront les estimations, avec de nouveaux indicateurs qui permettront une analyse plus fine des risques réels, espère-t-on.
Les critères toxicologiques utilisés resteront par ailleurs les mêmes, mais ils seront analysés avec une nouvelle formule. « Ainsi, tous les ingrédients actifs seront quantifiés et regroupés selon deux critères de toxicité pour la santé humaine (effets aigus et chroniques) et un critère pour l’environnement. Chacun de ces critères sera divisé en trois niveaux de risque (élevé, modéré et léger) », détaille le MELCCFP dans son récent bilan des ventes de pesticides pour 2024. Cela permettra entre autres de suivre la progression des ventes selon leur dangerosité, ajoute-t-il.
Un bilan 2024 dans la moyenne
Quant au bilan pour 2024, le Ministère rapporte des ventes de pesticides se situant dans la moyenne des cinq dernières années, avec 4 800 000 kg d’ingrédients actifs vendus, contre 5 423 000 kg en 2023. Parmi les éléments marquants, le bilan fait ressortir une hausse importante de ventes de fongicides du côté agricole, ce qui a fait grimper les indicateurs de risques pour l’environnement et la santé. À l’inverse, le milieu urbain affiche une baisse marquée des ventes de biopesticides (farine de gluten de maïs et acide stéarique), passées de 925 000 kg d’ingrédients actifs en 2023 à 200 000 kg en 2024.