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Les conseillers de clubs-conseils accentuent la pression

Trois conseillers en agroenvironnement brillent par leur absence aujourd’hui au Colloque sur la santé des sols à Saint-Hyacinthe.

Les conseillers de clubs-conseils en agroenvironnement (CCAE) accentuent la pression pour forcer le MAPAQ à entendre leurs doléances.

Trois de leurs conseillers viennent en effet d’informer le comité organisateur du colloque sur la santé des sols – qui se tient aujourd’hui à Saint-Hyacinthe – qu’ils ne seront pas présents à cet événement réunissant plus de 350 personnes.

Le colloque est organisé, notamment, par le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec).

Les trois conférenciers qui brilleront par leur absence sont les agronomes Sylvie Thibaudeau (Bassin Laguerre à Saint-Anicet), Éric Thibault (Techno-champ 2000 à Napierville) et Valérie Bouthillier-Grenier (Dura-Club à Bedford), également présidente de l’Association des conseillers en agroenvironnement du Québec.

« Ces absences ont toutes été motivées par le fait que la prochaine entente de financement des CCAE tarde à arriver malgré que l’entente actuelle prendra fin le 31 mars (2013) », peut-on lire dans le communiqué émis par l’Association.

Le regroupement des conseillers en agroenvironnement ajoute que « dans la proposition actuelle faite par le MAPAQ, la formule club ne serait plus soutenue malgré que cette formule ait fait des avancées agroenvironnementales extraordinaires depuis maintenant près de 20 ans ».

De son côté, le conseil d’administration du club-conseil Dura-Club à Bedford s’est dit « choqué d’apprendre en novembre dernier que le MAPAQ désirait mettre fin à la formule des clubs-conseils ».

« En réduisant considérablement le soutien financier pour l’accompagnement agroenvironnemental des entreprises membres de CCAE, le MAPAQ affaiblira énormément la formule actuelle », peut-on lire dans une lettre envoyée aux organisateurs du Colloque.

Pour sa part, la présidente du club-conseil Yamasol à Nicolet, Dominique Leblanc, parle d’un « désaveu » qui « incite donc aujourd’hui les membres du conseil d’administration (du club Yamasol) à repenser leur collaboration avec le MAPAQ ».