Sanimax souhaite installer un oxydateur thermique régénératif, qui est un incinérateur à odeur, pour son usine de Rivière-des-Prairies. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantL’entreprise Sanimax ratera la cible qui avait été fixée dans une entente tripartite signée il y a un an devant la Cour avec la Ville de Montréal et le gouvernement provincial pour réduire les odeurs et inconvénients reliés aux activités de son usine d’équarrissage du secteur Rivière-des-Prairies dès l’été 2025.
Sanimax soutient que l’administration municipale tarde à lui délivrer les permis pour amorcer la construction des infrastructures, alors que la Ville affirme de son côté ne pas avoir reçu tous les documents nécessaires pour autoriser la construction. Devant l’impasse, les deux parties ont réclamé l’intervention du gouvernement, qui a réagi, le 27 février, en mandatant un médiateur pour dénouer la crise.
Dans une entrevue accordée la veille à La Terre, Terry Finn, vice-président principal et leader des opérations canadiennes chez Sanimax, a confié que l’entreprise avait pourtant proposé une solution « conforme à l’esprit du règlement [de la Ville], qui répond aux règles de l’art de l’industrie et qui est comparable à ce qui se fait de mieux dans le monde ».
Nous avons opté pour un oxydateur thermique régénératif, qui est un incinérateur à odeur, mais qui produit avec son seul fonctionnement cinq unités d’odeur, alors que la Ville de Montréal en exige une seule. Cette exigence est trop difficile pour notre industrie.
Du côté de la Ville de Montréal, la conseillère du district La Pointe-aux-Prairies, Daphney Colin, a rétorqué que les documents exigés, « les mêmes pour toutes les entreprises », n’avaient pas tous été remis ou remplis par Sanimax. « On n’a même pas vu l’étude concernant cette technologie qu’ils veulent implanter, alors c’est difficile de pouvoir se prononcer là-dessus », a-t-elle précisé à La Terre.
Elle a toutefois indiqué que la Ville veut poursuivre la collaboration « de bonne foi » avec Sanimax et qu’elle reconnaît son caractère essentiel. « On veut s’assurer qu’ils pourront continuer leurs affaires. Ce n’est pas non plus dans l’intérêt des citoyens que la Ville retourne devant les tribunaux », a-t-elle ajouté.
Le cabinet du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, précise que le mandat du médiateur vise à trouver rapidement des solutions aux problèmes soulevés et que le ministère continuera d’agir comme facilitateur. « Nous croyons qu’il est toujours possible de s’entendre », a-t-il soutenu.
L’usine Sanimax de Rivière-des-Prairies récupère principalement des résidus de viande provenant des abattoirs.