Des producteurs de fraises viennent de recevoir une facture salée de l’organisme Éco Entreprises Québec pour la collecte sélective des contenants d’emballage qu’ils mettent en marché. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantVICTORIAVILLE – Un producteur de fraises et de framboises de l’île d’Orléans, François Blouin, a été étonné de recevoir une facture de 10 000 $ de l’organisme Éco Entreprises Québec pour la collecte sélective des contenants d’emballage qu’il met en marché. C’est le double de la contribution annuelle qu’il payait auparavant.
« Je pense qu’il y en a plusieurs d’entre nous qui avons appris hier que [ce qu’on doit payer] c’est deux fois plus que l’année passée. Qu’est-ce qu’on fait avec ça? » a questionné M. Blouin, le 20 février, lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ).
Toute entreprise dont le chiffre d’affaires est d’au moins 1,3 M$ doit payer une contribution annuelle à l’organisme Éco Entreprises Québec pour la collecte sélective des contenants d’emballage qu’elle met en marché. Avant qu’une refonte du système entre en vigueur à l’échelle de la province, le 1er janvier, les municipalités assumaient une partie des frais pour la collecte sélective. Maintenant, il revient aux entreprises d’assumer l’entièreté des coûts.
D’autres éléments font gonfler la facture encore plus, cette année, notamment la période de transition et de chevauchement entre l’ancien système et le nouveau, qui fait en sorte que les producteurs se retrouvent à payer deux années en une seule. L’inflation ainsi que l’augmentation des coûts de collecte, de transport et de tri entrent aussi en ligne de compte, justifie Éco Entreprises Québec.
« Pour certains, c’est passé de 5 000 $ à 10 000 $, mais pour d’autres, c’est vraiment plus que ça. Des fois, ça passe de 50 000 $ à 100 000 $ », signale la directrice générale de l’APFFQ, Jasmine Sauvé. À cet effet, l’Union des producteurs agricoles a fait parvenir une lettre au ministre de l’Environnement, Benoit Charette, pour mieux comprendre la situation.
Ce qu’on demande, c’est que le montant facturé par Éco Entreprises Québec soit plafonné pour les producteurs agricoles.
Des mesures d’atténuation
Bien au fait que certaines entreprises ont une grosse facture à payer cette année, Marie-Claude Rivet, cheffe aux affaires publiques et aux communications internes d’Éco Entreprises Québec, indique que « des mesures d’atténuation » ont été mises en place. Par exemple, les entreprises qui ont de la difficulté à payer leur facture de 2025 peuvent, selon différents critères, recourir à une procédure d’étalement des paiements.
Son organisation, ajoute-t-elle, discute avec le gouvernement du Québec pour la mise en place d’autres allégements.