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Jean Côté, agriculteur de Sainte-Luce et président de la nouvelle coopérative Innolin. Photo : Archives / TCN

Jean Côté, agriculteur de Sainte-Luce et président de la nouvelle coopérative Innolin. Photo : Archives / TCN

Une usine-pilote de transformation du lin voit le jour

La culture du lin à des fins industrielles dans le Bas-Saint-Laurent vient de franchir une étape importante avec l’inauguration d’une usine-pilote de transformation à Saint-Joseph-de-Lepage, le 10 juillet.

Dotée d’équipements de défibrage de lin, l’usine-pilote permettra de produire un certain volume de fibre qui sera testée par des entreprises de la région. Ses applications sont multiples : isolant, tapis, thermoplastique ou même intérieur d’avion. 

Les équipements de défibrage de lin que possèdent le CNRC sont les seuls du genre au Québec.

Les équipements de défibrage de lin que possèdent le CNRC sont les seuls du genre au Québec.

Dans la MRC de La Mitis, où se trouve l’usine-pilote, une dizaine de producteurs introduisent le lin dans leur rotation. Cet oléagineux est récolté principalement pour ses graines qui entrent dans l’alimentation humaine et animale, tandis que sa paille est transformée en litière. « On cultive la même variété qui pousse dans l’Ouest. La différence, c’est que la fraîcheur du fleuve favorise l’élongation de la tige d’environ 20 centimètres et offre une belle qualité de fibre. On aimerait explorer de nouveaux débouchés pour sa paille puisque la litière de lin n’est pas d’aussi bonne qualité que celle faite de céréales », explique Jean Côté, producteur laitier de Sainte-Luce et président de la nouvelle coopérative Innolin, responsable d’opérer l’usine-pilote.

La mise en branle de ce projet n’a pas été simple, car il a fallu trouver des équipements de défibrage de lin à petite échelle. La solution est finalement venue du Conseil national de recherche du Canada (CNRC), qui possède les seuls appareils du genre au Québec pour ce type de tests. La jeune coopérative a pu les louer à coût modique pour une durée de trois ans avec l’appui de la MRC de La Mitis, du MAPAQ, de La Coop Purdel et de la Fédération de l’UPA Bas-Saint-Laurent.

À terme, Jean Côté rêve d’une plus grosse usine de transformation qui pourrait traiter la paille de lin des producteurs de tout le Bas-Saint-Laurent. « Depuis 2009, on bâtit une expertise dans le lin. C’est une plante qui est promue à un bel avenir dans La Mitis parce qu’elle est peu exigeante sur le plan agronomique et qu’elle est particulièrement adaptée à notre climat. »

L’usine-pilote devrait lancer ses activités à la fin août.