fbpx
Grâce aux serres sur les toits des bâtiments de la Zone Agtech, un million de pieds carrés de surface agricole seront implantés en zone blanche. Photo : Ville de L’Assomption

Grâce aux serres sur les toits des bâtiments de la Zone Agtech, un million de pieds carrés de surface agricole seront implantés en zone blanche. Photo : Ville de L’Assomption

Une première zone en technologies agricoles voit le jour

L’ASSOMPTION — L’excitation et la fierté étaient palpables au lancement de la Zone Agtech, à Repentigny, le 6 février. Le projet initié par la MRC de L’Assomption dans Lanaudière est présenté comme la première zone en technologies agricoles du Québec.

L’objectif est de faire travailler ensemble scientifiques, jeunes entreprises, étudiants, investisseurs et entreprises pour développer le secteur des technologies agricoles innovantes et des bioproduits végétaux afin de faire du Québec un leader en matière d’agriculture durable.

À terme, la Zone Agtech pourrait bénéficier de 220 M$ en investissements directs et stimuler la création de 2 600 emplois de qualité. « Le projet inclut plusieurs mesures écologiques et innovantes, entre autres l’obligation pour les entreprises qui s’y établiront de convertir une partie de leur toit en toiture végétale », explique le maire de L’Assomption, Sébastien Nadeau.

La société est prête pour un projet de cette envergure, selon lui. « C’est de plus en plus important pour les gens de savoir ce qu’ils mangent, comment c’est cultivé et l’impact produit sur l’environnement. Je pense à mes enfants et je suis fier qu’on ait une opportunité de changer le monde. »

L’après-Électrolux

Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny et préfète de la MRC de L’Assomption, a raconté la genèse du projet avec émotion. « En 2014, c’était la fermeture de l’usine d’Électrolux et la perte de 1 300 emplois, un coup très dur pour la région. On est habitués de se serrer les coudes ici, alors nous, les maires, on s’est demandé comment on pouvait tourner ça en opportunité. En réfléchissant à l’identité de notre MRC, on a réalisé qu’elle est à 76 % agricole, et on a ciblé les nouvelles technologies comme secteur d’avenir. »

Bien que les négociations ne soient pas conclues avec l’entreprise suédoise, une partie de la Zone Agtech devrait prendre place sur le terrain désormais vacant de l’ancienne usine Électrolux, situé à L’Assomption. D’autres terrains à L’Épiphanie et à Repentigny sont visés, pour un total de 15 kilomètres carrés.

Ecofuel, Cascades, la coopérative agricole Novago, le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CribiQ), le Groupe Connexion et Merinov sont quelques-uns des acteurs impliqués dans le projet.

La Zone Agtech inclura un incubateur de style recherche ouverte en innovation donnant accès à un centre de recherche agricole et des serres en parcelles expérimentales, des sites de démonstration, des services-conseils et des ateliers de développement, de maillage et de financement, parmi d’autres services. Des partenariats avec plusieurs instances universitaires et centres de recherche et de transfert, dont l’Université du Québec à Trois-Rivières, permettront également l’accès à un savoir de qualité.

Des projets de fermes innovateurs y verront le jour, comme le projet Messis, une entreprise agricole maraîchère basée sur le modèle de l’économie circulaire et fonctionnant en aquaponie. « Au sous-sol, on prévoit la section pisciculture, au rez-de-chaussée une production agricole verticale qui pourrait être des petits fruits, et sur le toit, ce sera des serres », explique son promoteur Francis Doucet.

L’aventure ne fait que commencer pour la Zone Agtech. Déjà, au printemps, les participants se rejoindront pour une mission internationale organisée au Maroc.