fbpx
Rick Lessard-Carrier, 19 ans, a trouvé la mort autour de l’arbre de transmission relié à la prise de force d’un tracteur en Estrie. Photo : Gracieuseté de la famille

Rick Lessard-Carrier, 19 ans, a trouvé la mort autour de l’arbre de transmission relié à la prise de force d’un tracteur en Estrie. Photo : Gracieuseté de la famille

Deux morts à cause des arbres de transmission

Deux morts ont été causées par l’arbre de transmission relié à la prise de force (PDF) en marche d’un tracteur lors d’un même week-end au début octobre. Il s’agit d’un jeune de 19 ans et d’une employée du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Dans le cas du jeune homme, la cape de protection qui aurait pu empêcher l’accident était brisée, a appris La Terre.

Funeste découverte

Rick Lessard-Carrier, 19 ans, a trouvé la mort autour de l’arbre de transmission relié à la prise de force d’un tracteur en Estrie. Photo : Gracieuseté de la famille

Rick Lessard-Carrier, 19 ans, a trouvé la mort autour de l’arbre de transmission relié à la prise de force d’un tracteur en Estrie. Photo : Gracieuseté de la famille

Marcel Bisson a découvert le corps de son beau-fils, Rick Lessard-Carrier, enroulé autour de l’arbre de transmission, le 6 octobre à la Ferme l’Espoir, de Val-Joli, en Estrie. Les deux hommes se dépêchaient à décharger un maximum de « voyages » d’ensilage avant que la pluie, annoncée le lendemain, ne se mette de la partie. Au cours de cette opération, M. Bisson a vu l’une des bottes de Rick qui traînait tout près du tracteur. « À ce moment-là, je savais que quelque chose ne marchait pas », confie-t-il, encore secoué par la tragédie.

Quelques semaines plus tôt, la cape de protection s’était brisée. M. Bisson avait en sa possession la pièce de remplacement et avait planifié de faire les réparations, mais le temps lui a manqué. « C’était une négligence de ma part », reconnaît-il avec amertume.

Rick avait aussi la « mauvaise habitude » de se tenir près de l’arbre de transmission. On l’avait même mis en garde de s’éloigner de cette pièce en mouvement à la veille de l’accident, raconte M. Bisson. « On ne lui a peut-être pas assez parlé, on ne l’a peut-être pas assez critiqué. Je ne sais pas. C’est dur », souffle le beau-père.

En regard de ce drame, le producteur laitier invite tous ses confrères à « mettre leurs culottes, à insister » pour prendre des précautions et éviter qu’un autre drame ne survienne.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) poursuit son enquête. Selon la réglementation, « on ne doit pas avoir accès aux zones dangereuses d’une machine pendant son fonctionnement » et « les protecteurs ou dispositifs de protection doivent être utilisés ». Les agriculteurs qui dérogent aux règlements peuvent s’exposer à une amende de la CNESST.

Employée du MAPAQ

Sandra Godin-Jacob, 35 ans, était en tournage dans une ferme de la Mauricie. Photo : Gracieuseté

Sandra Godin-Jacob, 35 ans, était en tournage dans une ferme de la Mauricie. Photo : Gracieuseté

Plusieurs questions demeurent en suspens, par ailleurs, concernant la mort de l’agente aux communications du MAPAQ en Mauricie, Sandra Godin-Jacob, lors d’un tournage à la ferme La Perle Rouge, de Shawinigan, le 4 octobre. Le foulard de la jeune femme de 35 ans est resté coincé dans l’arbre de transmission d’un tracteur, entraînant ainsi sa mort. À l’heure actuelle, on ne sait pas comment le foulard s’est pris dans cette pièce en mouvement, indique la CNESST, qui investigue toujours dans ce dossier. « On ne cherche pas le coupable, on cherche à identifier les causes [de l’accident] », a résumé Julie Fournier, responsable des communications. Selon une information obtenue par La Terre, la cape de protection était en place lors de l’accident.

Du côté du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, la présidente Line Lamarre estime que cet accident est « fortuit » et qu’il s’agit d’un « concours de circonstances exceptionnel ». À la lumière de ces informations préliminaires, elle ne remet pas en cause les responsabilités du MAPAQ. « Je vois difficilement jusqu’où on peut éviter tout danger », a-t-elle réagi. 

SUR LE MÊME SUJET
Les bris de protecteurs sont fréquents