fbpx
Yves Girard

Yves Girard

Virage vers l’automatisation pour Nutrinor

La coopérative Nutrinor s’attaquera dans les prochaines années au problème de pénurie de main-d’œuvre, notamment en entreprenant un virage vers l’automatisation de lignes d’emballage et de production dans ses usines.

« Une grande partie des investissements des prochaines années servira au virage numérique », soutient Yves Girard, chef de la direction de Nutrinor pendant 20 ans. Celui-ci a annoncé son départ il y a quelques semaines. En entrevue avec La Terre, il a fait le point sur la situation dans laquelle il laisse la coopérative du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Selon lui, le nerf de la guerre, dans les prochaines années, sera de trouver des solutions pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. « Le défi, en ce moment, ce n’est pas d’obtenir des contrats, c’est de les livrer », assure-t-il, spécifiant qu’il manque actuellement 50 employés dans les usines de Nutrinor.

M. Girard explique à titre d’exemple que des équipements seront modifiés et munis de capteurs numériques. Les technologies utilisées seront par ailleurs rehaussées. Un « grand chantier » est sur la table. Le virage devrait s’amorcer dès 2022.  

650 M$ de chiffre d’affaires

Embauché en 2002 comme chef de la direction de Nutrinor pour redresser les finances, Yves Girard estime quitter une coopérative en bonne situation. Le chiffre d’affaires s’élève aujourd’hui à 650 M$, comparativement à 250 M$, il y a 20 ans. « Quand je suis arrivé, la situation financière était précaire », assure celui qui a d’abord fait un travail de consolidation, avant d’élaborer une stratégie de croissance, comprenant une série d’acquisitions de 2009 à 2020. « On a investi 200 M$ dans les 15 dernières années, et d’autres investissements sont à prévoir. » M. Girard, dont le successeur n’a pas encore été désigné, restera en poste jusqu’à ce qu’on lui trouve un remplaçant.

Parmi ses réalisations, il se dit fier de l’implantation d’un projet d’agriculture durable. Le Pacte agricole durable Nutrinor, croit-il, confère à la coopérative un positionnement fort en matière d’environnement.