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Photo : Archives TCN

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Une réalité différente selon les productions

Au chapitre de la diminution de revenu agricole net en 2018, le portrait varie grandement d’une production à l’autre. Alors que certains secteurs ont tiré le diable par la queue, d’autres ont profité d’une croissance spectaculaire.

Entre 2017 et 2018, toutes les productions ont dû négocier avec une hausse significative de leurs dépenses. Toutefois, en ce qui concerne les ventes, « il y a de bonnes nouvelles pour une majorité de secteurs », explique Marjolaine Carrier, conseillère principale en analyse de marché chez Desjardins.

En fait, deux secteurs sont principalement responsables de la faible croissance des recettes : le sirop d’érable et le porc. Dans cette dernière production, la rentabilité s’est révélée difficile à atteindre en 2018, constate le conseiller en gestion Benoit Turgeon. Depuis ce printemps, les prix ont cependant repris de la vigueur.

Lait

En production laitière, le poids de la dette a continué à s’accentuer en 2018, suivant la tendance des dernières années. Dans le groupe de 83 fermes que Benoit Turgeon encadre, l’endettement moyen est passé de 1 M$ à 1,6 M$ entre 2014 et 2018 alors que la capacité de remboursement a stagné. « C’est très inquiétant. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas investir, mais il faut le faire sagement », calcule le conseiller en gestion.

Les Producteurs de lait du Québec remarquent une légère augmentation du ratio d’endettement (passif/actif) ainsi que de la dette totale. 

Payant, le cannabis

En ce qui a trait aux productions végétales, les producteurs de soya et de sirop d’érable ont vécu une année 2018 plus difficile. Les acériculteurs ont ainsi obtenu une récolte modeste après deux excellentes années, calcule La Financière agricole du Québec. À l’opposé, les ventes de cannabis ont connu un « high » sans précédent, faisant un bond de près de 200 % à l’échelle du pays. Ce phénomène nouveau découle de la récente légalisation de la marijuana.

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