Advenant l’imposition de tarifs et de contre-tarifs associés à la guerre commerciale avec les États-Unis, Guy Cormier n’entrevoit pas des conséquences plus négatives pour le secteur agricole que pour le secteur manufacturier. Photo : Martin Ménard/TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLa prochaine crise viendra du monde agricole, craint le patron de Desjardins. Ce titre coiffant un article de La Presse canadienne, le 22 mars, a soulevé l’inquiétude de nombreuses personnes dans le milieu agricole. En entrevue avec La Terre, le grand patron de Desjardins, Guy Cormier, tient à nuancer ses propos.
Advenant l’imposition de tarifs et de contre-tarifs associés à la guerre commerciale avec les États-Unis, il n’entrevoit pas des conséquences plus négatives pour le secteur agricole que pour le secteur manufacturier. Par contre, le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins s’inquiète pour l’avenir de la gestion de l’offre en lien avec les propos qu’entretient Donald Trump sur l’agriculture canadienne.

C’est ça qui me préoccupe.
M. Cormier souligne qu’avec près de 43 % des parts de marché du financement agricole et agroalimentaire au Québec, Desjardins souhaite éviter d’inquiéter ses clients du milieu agricole. L’institution bancaire veut plutôt les rassurer en les accompagnant. S’il a utilisé les mots « crise en milieu agricole », c’était pour sensibiliser les politiciens à l’importance de protéger la gestion de l’offre en cas de renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Guy Cormier indique que les agriculteurs sont déjà sous pression en raison de l’inflation, des taux d’intérêt et des changements climatiques. Des tarifs, des contre-tarifs ou un affaiblissement de la gestion de l’offre en rajouteraient une couche, affirme-t-il.
Avec cette conjoncture, La Terre lui a demandé si Desjardins s’inquiétait pour ses prêts consentis au milieu agricole. « On n’est pas nécessairement inquiets. Comme prêteur, quand je regarde le volume total, [l’agricole], c’est une faible proportion sur nos 470 G$ d’actifs », répond-il, en précisant que Desjardins est un prêteur qui possède des activités réparties dans différents secteurs comme l’assurance vie et la gestion de patrimoine.