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La Ferme St-Pierre, en Estrie, a procédé à un agrandissement d'étable lui permettant de loger 204 vaches laitières additionnelles. Crédit Photo : Gracieuseté des Consultants Lemay & Choinière inc.

La Ferme St-Pierre, en Estrie, a procédé à un agrandissement d'étable lui permettant de loger 204 vaches laitières additionnelles. Crédit Photo : Gracieuseté des Consultants Lemay & Choinière inc.

Un boom historique de l’industrie laitière

Le nombre de projets d’agrandissement et de constructions neuves dans l’industrie laitière connaît un boom historique, indique Yves Choinière, copropriétaire d’une importante firme de génie-conseil spécialisée en bâtiments agricoles.

« C’est du jamais vu! L’an dernier, nous avons réalisé un nombre record de projets agricoles, dont 75 % concernaient les bovins laitiers. Et cette année s’annonce encore meilleure. Je m’attends à un nouveau record de projets », commente le cofondateur des Consultants Lemay & Choinière inc. Il indique que le téléphone n’a pas dérougi depuis que les kilos de quotas disponibles ont augmenté en 2016.

L’engouement des producteurs est tel que la firme embauchera 25 % plus d’employés pour concevoir tous ces nouveaux projets.

Yves Choinière constate de surcroît une différence dans l’envergure de ces derniers. « Depuis l’an passé, les projets sont beaucoup plus gros. Auparavant, c’était rare qu’une ferme laitière décide de construire un bâtiment pour 200 vaches, qui a la capacité d’en accueillir 350. Aujourd’hui, ce genre de projet est devenu la règle », observe l’ingénieur.

Rien à envier à l’Ontario

Yves Choinière a travaillé en Ontario pendant quelques années et a constaté que la taille des fermes laitières y était supérieure. Les producteurs ontariens, notamment ceux d’origine européenne, ont investi lors des 25 dernières années en adhérant à une philosophie d’expansion basée sur la stabulation libre. « Au Québec, ce n’était pas le cas, mais le développement des affaires qui se produira ici dans les cinq prochaines années fera en sorte que nos producteurs n’auront rien à envier à ceux de l’Ontario. Au contraire! Nous devrions rattraper une bonne partie de notre retard », estime M. Choinière.

« On ne fournit pas »

Des détaillants d’équipement jubilent également ces temps-ci en constatant le désir des éleveurs laitiers d’accroître leur production. « Nous sommes étonnés de la demande pour de nouveaux salons de traite et des réservoirs à lait de grande taille. Plusieurs projets de salons rotatifs de 40 vaches sont dans l’air. Un de mes confrères me disait qu’en 17 ans, il n’avait jamais été aussi occupé à faire des soumissions. On ne fournit pas! » commente Michel Desjardins, directeur commercial au Canada pour les équipements de traite BouMatic.

Même son de cloche à DeLaval où Jean-François Lambert parle d’une année de ventes qui, si la tendance se maintient, fracassera tous les records. « On a beaucoup plus de projets qu’à l’habitude. Il y a un vent positif sur l’industrie laitière. Le boom n’est pas juste dans la vente de robots. Les salons de traite reviennent à la mode, car ils donnent l’opportunité à l’entreprise de prendre de l’expansion plus facilement », dit M. Lambert, directeur du service après-vente pour l’Amérique du Nord.

Grosse année 2018 en perspective

Jonathan St-Pierre mentionne que la compagnie Lely a vendu 118 robots de traite au Québec en 2016. Il s’attend à ce que les ventes atteignent le record de 180 robots cette année. « L’année 2017 sera excellente et 2018 s’annonce encore mieux. Nous n’avons jamais eu autant de prospects. Beaucoup de producteurs se préparent à agrandir leurs bâtiments ou à rebâtir », conclut le représentant des ventes de Jolco Équipements.

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