Photos : Gracieuseté de Pioneer
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S'abonner maintenantLe semencier Pioneer a divulgué les gagnants de son concours de rendement dans trois catégories d’unités thermiques (UTM) pour le maïs-grain et une catégorie pour le soya. Le résultat le plus élevé dans la récolte de maïs, toutes catégories confondues, a été réalisé par la Ferme S.C.H., à Saint-Charles-sur-Richelieu, en Montérégie, avec 18,5 tonnes à l’hectare. « Ce maïs a été semé le 15 mai, avec une belle levée, une belle singulation, dans un champ top notch, un beau loam limoneux fertilisé au fumier de bovin », résume le conseiller Guillaume Leblanc, qui accompagne la ferme dans ses productions végétales.
La Ferme S.C.H. remporte ainsi, comme les trois autres gagnants, un voyage au Texas, du 24 au 28 février prochain, afin d’assister au Commodity Classic, un événement qui rassemblera les producteurs d’élite d’Amérique du Nord.

La Ferme S.C.H. mise sur une régie de culture conventionnelle avec un passage du chisel après la récolte du maïs, un travail de sol au printemps, l’ajout d’une dose d’engrais sur la semence pour une levée plus rapide et uniforme, de même que l’utilisation d’un fongicide pour aider la floraison, contrôler les maladies foliaires le cas échéant et aider à surmonter les épisodes de sécheresse, explique M. Leblanc.
Ce champ victorieux n’a pas été semé d’engrais verts ou de plantes de couverture. Des biostimulants n’ont pas été employés. Le propriétaire de la ferme, Stéphane Blanchette, utilise des variétés de maïs entre 2800 et 3100 UTM. Le résultat gagnant a été enregistré avec la variété P0035Q, de 2975 UTM, qui se démarque par sa résistance à la sécheresse.
Un voyage formateur
Guillaume Leblanc estime qu’offrir un voyage au Commodity Classic, au Texas, comme prix aux gagnants n’est pas un « nanane », mais un voyage qui permet aux producteurs d’apprendre des meilleurs. « Il y a plusieurs conférences. Les producteurs vont revenir du show en se disant qu’ils peuvent ramener des pratiques ici. Même moi, comme représentant, j’aime voir comment les autres représentants amènent leurs clients ailleurs. Car si je ne peux pas amener mon client plus loin, je ne sers à rien », dit-il, soulignant qu’il est facile de demeurer dans ses pantoufles et de répéter la même recette en agriculture, alors que les variétés changent, le climat change et certaines techniques s’améliorent.
Il faut de la curiosité agronomique, regarder ce qui se passe ailleurs pour voir si ça s’ajoute chez nous et si on peut aller chercher une plus-value.

D’autres gagnants
Dans les deux catégories de maïs ayant moins d’unités thermiques se trouve la Ferme Bernovain, de Nicolet, dans le Centre-du-Québec, avec 16,25 t/ha. La variété utilisée, affichant 2800 UTM, est connue pour sa résistance à la sécheresse, dit Alexandre Couture, conseiller en production végétale. Il ajoute qu’un fongicide et un biostimulant ont été appliqués juste avant la sécheresse, « ce qui a permis à la plante de maintenir sa respiration normale, même en période de canicule et de sécheresse », précise-t-il.
La Ferme Gibo (2005), de Bécancour, toujours dans le Centre-du-Québec, a obtenu la première position dans la catégorie d’UTM 2650 et moins avec 14,4 t/ha. La variété de 2600 UTM a été semée dans un champ sous régie conventionnelle, avec un travail de sol à l’automne et au printemps. La fertilisation est fractionnée avec de l’azote 32, tandis que le champ reçoit des apports de fumier de poulet et de bovin, explique le conseiller Adrian Oschwald.

Du côté du soya, la Ferme Cloutier-Foisy, à La Présentation, près de Saint-Hyacinthe, a remporté le concours à l’échelle provinciale avec 5,9 t/ha. Sous régie conventionnelle avec travail de sol, cette ferme se démarque par ses sols peu compactés et très fertiles, fertilisés avec du fumier de volaille lors de la rotation de maïs-grain, dit le conseiller Guillaume Leblanc.
Précisons que ces rendements à l’hectare ne sont pas pour tout le champ. Le concours se base sur une pesée effectuée sur une distance de 300 mètres à un endroit décidé par le producteur.