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En moyenne, les producteurs recevront 38 $ la tonne de plus pour le foin qu’ils n’ont pu récolter. Crédit : Archives/TCN

En moyenne, les producteurs recevront 38 $ la tonne de plus pour le foin qu’ils n’ont pu récolter. Crédit : Archives/TCN

Un dernier paiement de 12 M$ pour les producteurs de foin

SAINT-HYACINTHE — Une somme supplémentaire de 12 M$ sera versée aux producteurs affectés par la sécheresse de l’été 2018, ce qui clôt ce dossier pour l’Union des producteurs agricoles (UPA). Québec et Ottawa sont parvenus à s’entendre sur ce versement, mais pas sur la question qui les opposait à l’origine.

C’est une enquête sur le prix du foin menée à l’automne par le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture qui a permis aux deux paliers de gouvernement de s’entendre. Le prix moyen du foin a atteint 199 $ la tonne en 2018, alors qu’il était de 166 $ la tonne en 2017.

Les principales régions touchées, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, obtiendront respectivement des indemnités additionnelles de 4,5 M$ et 2 M$, tandis que la Chaudière-Appalaches et l’Abitibi-Témiscamingue recevront 1,5 M et 1,2 M$. Au total, la Financière agricole aura versé 59,9 M$ pour cet important aléa climatique.

Prix et modèle

Cela faisait des mois que Québec et Ottawa n’arrivaient pas à s’entendre sur l’ajustement du modèle d’estimation des pertes du Programme d’assurance récolte foin. À la ferme, l’indemnisation reçue par les producteurs n’était pas représentative de la réalité. Or, étant donné que le gouvernement fédéral payait une partie de l’assurance récolte, son aval était nécessaire pour effectuer la modification, mais il ne l’accordait pas.

Interrogée sur la question, l’UPA répond que la somme de 12 M$ « ne règle pas l’erreur de méthodologie […], mais permet aux producteurs concernés d’obtenir des liquidités, ce qui était urgent dans bien des cas ». « Ce ne sera jamais assez pour les producteurs qui n’ont pas eu de pluie, mais il reste que ça clôt le dossier pour 2018 », a indiqué le président de l’UPA, Marcel Groleau.

Notons qu’Ottawa a donné son aval pour que le modèle d’estimation des pertes soit ajusté en 2019.