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Les frères David et Mathieu Leblanc sont très satisfaits des rendements et du prix du soya. Photo : Martin Ménard/TCN

Les frères David et Mathieu Leblanc sont très satisfaits des rendements et du prix du soya. Photo : Martin Ménard/TCN

Un début de récolte de soya prometteur par endroits

SAINT-BARNABÉ-SUD − Les frères David et Mathieu Leblanc enregistrent une excellente récolte de soya avec des rendements moyens de 4,7 tonnes à l’hectare (t/ha) pour leurs champs situés près de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

« C’est un rendement qui égalise notre record. C’est très bon! Le soya n’a pas souffert du manque d’eau. Nous avons été chanceux, je crois. Nous avons juste des champs de terre forte et nous nous sommes retrouvés dans les bandes de pluie au bon moment », témoigne David, aux commandes de la moissonneuse-batteuse que la ferme vient tout juste d’acquérir. Son frère fait remarquer que les conditions de récoltes sont excellentes, sans boue. Il prend une poignée de soya pour montrer à La Terre que la qualité est bonne et le taux d’humidité, dans les normes à près de 14,5 %. Le prix élevé du soya qui atteint le chiffre miracle de 600 $ la tonne et celui du maïs, à près de 300 $ la tonne leur permettront d’investir pour drainer davantage leur terre et pour acheter de la machinerie. Le 30 septembre, ils avaient déjà récolté le tiers de leurs 136 ha de soya sur un total de 513 ha en culture.

Chez les Pittet, en Mauricie, la récolte a commencé une semaine à l’avance. Crédit : Katrine Dion Sinotte

Chez les Pittet, en Mauricie, la récolte a commencé une semaine à l’avance. Crédit : Katrine Dion Sinotte

Un peu plus loin en Montérégie, Sylvain Beaudry avait récolté 75 ha de soya au moment de l’entrevue. « À date, le rendement tourne autour de 3,3 à 4 t/ha. Ce n’est pas un record, mais c’est quand même bien », affirme celui qui obtient habituellement entre 3,8 et 4 t/ha. Il précise toutefois qu’il n’a pas encore attaqué ses champs les plus tardifs, qui devraient être meilleurs. D’ailleurs, M. Beaudry vient de mettre la main sur une nouvelle moissonneuse-batteuse équipée d’une table de 14 mètres (45 pieds), qui récolte entre 9 et 10 ha de soya à l’heure. « Ça en clean grand à la fois! » s’exclame le producteur de Richelieu.

Christian Dionne remarque des grains de soya de différentes grosseurs attribuables, selon lui, au mûrissement inégal. Photo : Gracieuseté de Christian Dionne

Christian Dionne remarque des grains de soya de différentes grosseurs attribuables, selon lui, au mûrissement inégal. Photo : Gracieuseté de Christian Dionne

À Nicolet, dans le Centre-du-Québec, Christian Dionne demeure mi-figue mi-raisin face à sa récolte de soya. « Le rendement? Bof. Je n’ai pas fini encore, mais ça ne sera pas le Klondike. Dans mes terres inondables, nous avons environ 2,5 t/ha.  Et ça n’a pas mûri égal aussi. Sur d’autres terres, le rendement est d’environ 3 t/ha. Une chance que le prix est bon! » commente-t-il. Il s’attend en fin de compte à être légèrement sous sa normale de 3 à 3,2 t/ha.

En Mauricie, la Ferme Pittet a entamé du bon pied la récolte du soya. « On est en avance d’une bonne semaine par rapport à la moyenne. On a commencé le 28 septembre dans l’un de nos champs les plus prometteurs, qui fait état d’un rendement de 3,5 t/ha à 16 % d’humidité. Ce sont les données du capteur de rendement. Un premier essai chez nous, où nous avons délaissé le traditionnel semis aux 7 pouces pour passer aux 14 pouces. Premier constat : la moisissure blanche qui a pénalisé les rendements en 2020 est moins présente », explique Alphonse Pittet, de Saint-Tite. Son fils Jérémie ajoute qu’il reste les deux tiers des 107 hectares à récolter et que pour l’instant, il s’agit d’un très bon rendement pour ceux qui ont normalement une moyenne plus faible se situant entre 2,8 et 3,2 t/ha. 

Pas encore prêt au Lac et au Témiscamingue

Près d’Alma, André Ménard n’avait pas encore commencé la récolte du soya. « On s’entend pour dire que le rendement sera ordinaire, mentionne-t-il tout de même. Depuis la mi-août, on a eu peu ou pas de pluie, alors que le soya était en phase de remplissage de gousse. » Il reconnaît cependant qu’il avait dit la même chose pour les céréales ce printemps et les rendements ont été bons pour l’orge, l’avoine, le blé et le canola. « La récolte des petites céréales a bien été avec un très bas taux d’humidité et une belle qualité de grains », partage-t-il.

Finalement, au Témiscamingue, Jérôme Desjardins indique que la récolte du soya n’était pas encore enclenchée le 1er octobre. Il s’attend à de bons résultats, puisque la région n’a pas connu de sécheresse. « On a eu une meilleure saison qu’à l’habitude. Dans l’avoine, nous avons eu 3,7 t/ha, dans le blé, 4,5 t/ha et dans l’orge, près de 5 t/ha. L’année a été le fun. Le printemps a commencé tôt. Cette année, c’était à notre tour! » résume-t-il.