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Le producteur de pommes de terre de Saint-Paul, Francis Desrochers, s'attend à une baisse de rendement de 10 % par rapport à une année normale.

Le producteur de pommes de terre de Saint-Paul, Francis Desrochers, s'attend à une baisse de rendement de 10 % par rapport à une année normale.

Rendements de pommes de terre attendus à la baisse

Alors que les récoltes de pommes de terre commencent au Québec, Francis Desrochers, producteur à Saint-Paul, dans Lanaudière, anticipe déjà une baisse de rendement de 10 % par rapport à une année normale, en raison de la sécheresse.

« On aura sans doute moins de tubercules par plant, c’est-à-dire qu’un plant qui produit normalement 10 patates en fera peut-être cinq ou six. Reste à voir si elles vont grossir », témoigne celui qui agit également à titre de président des Producteurs de pommes de terre du Québec.

Dépendamment de la région, ajoute-t-il, les membres qu’il représente remarquent en moyenne un manque à la levée de 5 à 10 %, en raison des canicules survenues tôt dans l’année. « On aura sans doute un rendement très moyen là où les pommes de terre sont irriguées, et catastrophique dans les champs où l’irrigation n’est pas possible, dans la plupart des régions », indique-t-il, anticipant toutefois que les producteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui ont eu beaucoup de pluie dernièrement, devraient avoir une bonne saison.

Irrigation coûteuse

Hugo Robitaille, producteur à Saint-Thomas, dans Lanaudière, soutient avoir dépassé de 60 000 $ le budget en carburant et en énergie qu’il attribue normalement à l’irrigation en juin. « Comme on cultive dans des sols de sable blanc, ça devient sec très rapidement. On est bien équipés pour irriguer, mais ça coûte cher », fait valoir l’agriculteur, soutenant que 20 % de sa superficie de culture n’est pas irrigable. Il note toutefois que la saison est jeune et qu’une bonne quantité de pluie pourrait améliorer le rendement.

Du côté de la Montérégie, bien que la majorité des producteurs cultivent leurs pommes de terre dans la terre noire, laquelle conserve mieux l’humidité que le sable blanc, les installations pour l’irrigation sont parfois mal adaptées, note par ailleurs Francis Desrochers. Un producteur de Saint-Michel, Julien Pinsonneault, semble s’en sortir relativement bien jusqu’ici, dans les circonstances. « Ce n’est pas si pire. Je dirais qu’on pourrait avoir 5 à 10 % moins de rendement que d’habitude. Mais c’est toujours dur à évaluer tôt dans l’année comme ça », soutient-il. Soulignons que les récoltes de pommes de terre se poursuivront jusqu’à la fin de l’été. 

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