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En Estrie, la Ferme l’Espoir vient de terminer la récolte de maïs. Seulement trois rangées n’ont pu être récoltées en raison de la neige par endroits. Crédit photo : Éric Nault

En Estrie, la Ferme l’Espoir vient de terminer la récolte de maïs. Seulement trois rangées n’ont pu être récoltées en raison de la neige par endroits. Crédit photo : Éric Nault

On sème et on récolte!

Le printemps tardif n’empêche pas quelques agriculteurs de se mettre à l’œuvre. Billy Beaudry, de Saint-Valérien-de-Milton en Montérégie, a même officiellement démarré ses semis.

Il vient de terminer l’ensemencement de trèfle rouge dans un champ de 44 hectares, qui avait été semé en blé l’automne dernier. « Les conditions sont idéales; on ne compacte pas le sol et on n’abîme pas le blé », dit le producteur.

Son équipement de semis installé sur un VTT se déplace rapidement, lui permettant de couvrir près de 10 hectares à l’heure. Lorsque les températures chaudes arriveront, le blé prendra l’avance et le trèfle croîtra tranquillement dans son ombre. Après la récolte du blé, le trèfle profitera seul de la lumière et poussera, agissant alors comme engrais vert.

Billy Beaudry a semé le 7 avril dernier 5 kg à l’hectare de trèfle dans son champ de blé. Après avoir testé un équipement à la volée derrière un VTT, il a acquis un appareil plus performant, à rampes, mesurant 6 mètres de large. Crédit photo : Billy Beaudry

Billy Beaudry a semé le 7 avril dernier 5 kg à l’hectare de trèfle dans son champ de blé. Après avoir testé un équipement à la volée derrière un VTT, il a acquis un appareil plus performant, à rampes, mesurant 6 mètres de large. Crédit photo : Billy Beaudry

Récolte 2018
En Estrie, Éric Nault a transporté le grain provenant de la Ferme l’Espoir, probablement l’une des seules exploitations du Québec à avoir fait une récolte en plein mois d’avril. « L’automne dernier, le producteur n’avait plus de place pour entreposer le maïs dans ses silos. Il a pris la gageure de le laisser dans le champ et ç’a fonctionné », mentionne M. Nault, camionneur.

Seulement trois rangées de maïs n’ont pu être récoltées en raison de la neige qui bourrait le mécanisme de la moissonneuse. Le maïs dans le reste du champ affichait un taux d’humidité de 15 % et un rendement de près de 10 tonnes à l’hectare. « Il n’y avait pas trop de boue; on pouvait se promener en camion sans problème », précise M. Nault.

Les travaux de récolte ont été effectués par l’entreprise Travaux à forfait Maka. « C’était la première fois qu’on récoltait au printemps. J’ai trouvé que c’était quand même dur à battre. Le grain était sec et les épis s’égrainaient dans la table », mentionne Martin Lessard, propriétaire de l’entreprise avec sa conjointe Karine Boivin. Il précise que les premières rangées de maïs ont servi de garde-manger durant l’hiver aux chevreuils, aux dindons sauvages et autres.

Épandage et nivellement

Sur sa page Facebook, le producteur de porcs Dominique Leblanc fait remarquer de son côté qu’il épandait son lisier à pareille date il y a six ans. Les températures étaient si clémentes qu’un autre agriculteur se rappelle avoir effectué ses travaux de nivellement le 17 avril 2012.