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En ensilant leur maïs plus tôt cette année, certains producteurs ont constaté un remplissage inégal des épis, résultat du manque de précipitations. Photo : Archives/TCN

En ensilant leur maïs plus tôt cette année, certains producteurs ont constaté un remplissage inégal des épis, résultat du manque de précipitations. Photo : Archives/TCN

L’ensilage de maïs en avance en Montérégie

Autre conséquence du printemps aride, certains producteurs de la Montérégie ont commencé à ensiler leur maïs fourrager plus tôt qu’à l’accoutumée.

« Je ne m’attends pas à une récolte exceptionnelle », confie Jonathan Hudon. Le travailleur à forfait s’est mis à ensiler le maïs sur une superficie de 400 acres chez différents producteurs dans les municipalités avoisinant sa ferme laitière d’Upton. Il a débuté autour du 4 août, soit une dizaine de jours en avance, puisque ses clients manquaient d’ensilage.

« Le maïs était à point, mais plusieurs épis n’étaient pas comblés », remarque Jonathan Hudon qui attribue ce phénomène au manque d’eau. « La levée a été inégale au printemps selon l’humidité du sol et le type de sol. Les terres sablonneuses, par exemple, ont éprouvé plus de difficulté. » Le producteur a par ailleurs constaté beaucoup de variabilités dans les résultats d’une municipalité à une autre, voire à l’intérieur d’un même champ. « Ici à Upton, c’était la première fois que je voyais les feuilles rouler sur le maïs. » Il s’attend à des rendements autour de 12 à 15 tonnes l’acre plutôt qu’à des moyennes de 15 à 18 tonnes l’acre.

Dans la même région, mais plus au sud, à Sainte-Sabine, Martin Rainville est confronté à la même situation. Avec des fauches de foin insatisfaisantes depuis deux ans, il a commencé à ensiler son maïs le 3 septembre, deux semaines plus tôt que prévu. « J’ai fait six voyages d’environ 4 ou 5 tonnes. Les épis sont très variables d’un champ à l’autre et ne sont pas remplis au complet. C’est le résultat de la sécheresse. À vue d’œil, je dirais que le rendement a baissé de 10 à 20 %. »

Le producteur laitier croit qu’il tiendra le coup jusqu’à la fin septembre, moment à partir duquel il ensilera le reste de son maïs.