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Les travailleurs se dépêchent à vider le champ de courges poivrées, en cette dernière journée de récolte du 21 septembre. Photos : Caroline Morneau/TCN

Les travailleurs se dépêchent à vider le champ de courges poivrées, en cette dernière journée de récolte du 21 septembre. Photos : Caroline Morneau/TCN

20 % moins de courges jetées avec les paillis de seigle

LANORAIE – L’agriculteur Pier-Luc Hervieux, de Lanoraie dans Lanaudière, teste une nouvelle technique qui consiste à cultiver ses courges spaghetti sur paillis de seigle. Il veut ainsi prévenir la formation de champignons, tout en réduisant l’utilisation de fongicides.

Plutôt que d’augmenter ses superficies, Pier-Luc Hervieux préfère trouver de nouvelles techniques pour optimiser les rendements.

Plutôt que d’augmenter ses superficies, Pier-Luc Hervieux préfère trouver de nouvelles techniques pour optimiser les rendements.

« Je dirais que c’est plutôt concluant à date. J’ai dû jeter 20 % moins de courges abîmées qu’à l’habitude cette année, et j’ai eu des rendements dans la moyenne », calcule-t-il, reconnaissant néanmoins que certains éléments de sa méthode sont à peaufiner.

« À cause des paillis, on ne peut pas passer avec le sarcleur dans les champs. Des travailleurs doivent faire le désherbage à la main; c’est agaçant », observe par exemple l’agriculteur.

Le seigle, détaille-t-il, est semé à l’automne, tandis que les courges sont semées au printemps suivant. Le seigle est ensuite roulé par terre de sorte que les courges spaghetti poussent sur un tapis de paille et sont protégées de potentiels ravageurs.

Stratégies anti-gaspillage

Les propriétaires de la ferme Ferdinand Hervieux – qui cultivent 40 hectares de courges, dont 10 % sous régie biologique – travaillent constamment à améliorer leurs pratiques anti-gaspillage et de réduction des pesticides. Pier-Luc Hervieux explique par exemple être « plutôt conservateur » dans sa façon de gérer ses superficies, ce qui lui évite d’abandonner des produits au champ en raison de surplus. « Au lieu d’augmenter nos superficies de culture, on garde ça stable d’une année à l’autre. On consacre plutôt nos énergies à trouver de nouvelles techniques pour optimiser les rendements dans les superficies qu’on a déjà. »

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