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Photo : Archives TCN

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Multiplication des mesures… et des coûts

Des usines d’abattage de porc et de poulet continuent de prendre les grands moyens pour éviter la propagation de la COVID-19 dans leurs établissements, coûte que coûte.

Depuis le début de la crise, c’est environ 20 M$ qu’Olymel a dû investir en temps, en ressources et en matériel pour protéger ses employés dans les usines. Cela inclut l’achat de produits de désinfection, les coûts de main-d’œuvre pour l’installation des séparateurs en plexiglas, les consultations en épidémiologie ou encore la location de roulottes pour agrandir les espaces communs. Et cette somme ne tient pas compte des pertes de revenus de l’entreprise provoquées notamment par l’arrêt de production de certains aliments à valeur ajoutée, indique le porte-parole Richard Vigneault.

Depuis la réouverture de l’usine de Yamachiche, le 14 avril, Olymel n’offre plus le transport collectif aux employés en provenance de Montréal. Mais l’entreprise utilise tout de même quelques navettes pour des travailleurs provenant d’agences avec l’accord de certaines directions régionales de santé publique, précise M. Vigneault. « Les choses se stabilisent, mais on n’est jamais à l’abri d’autres éclosions », précise-t-il.

Enjeux de proximité

En plus du matériel et des mesures de protection individuelle mises en place depuis plusieurs semaines, l’entreprise Exceldor a déployé des patrouilles de surveillance qui veillent au grain « en tout temps », indique par courriel la porte-parole Gabrielle Fallu. L’entreprise veut limiter les contacts physiques entre employés même si plusieurs postes de travail se trouvent à moins de deux mètres sur la chaîne de production. Une formation de sensibilisation au respect des bonnes pratiques a également été donnée aux superviseurs et techniciens à la qualité. 

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