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Fernanda Cortes, employée du RATTMAQ, donne des consignes en espagnol aux travailleurs après leur test de dépistage à l’aéroport de Montréal. Photo : Caroline Morneau/TCN

Fernanda Cortes, employée du RATTMAQ, donne des consignes en espagnol aux travailleurs après leur test de dépistage à l’aéroport de Montréal. Photo : Caroline Morneau/TCN

De l’avion à l’autobus : le parcours des travailleurs étrangers à leur arrivée

Pour que l’ouvrage aux champs commence à temps après la quarantaine obligatoire, l’arrivée massive des travailleurs étrangers temporaires est légèrement devancée en 2021. La semaine dernière, environ 1 000 d’entre eux étaient attendus au Québec par l’entremise de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère. La Terre s’est rendue à l’aéroport de Montréal le 7 avril pour rendre compte de la stricte marche à suivre une fois l’avion au sol.

Entre 1 h 30 et 2 h s’écoulent entre le moment où les travailleurs étrangers temporaires (TET) débarquent de l’avion et celui où ils entrent dans l’autobus qui les conduira à leur lieu de quarantaine. Grande nouveauté cette année : tous les voyageurs, y compris les TET, doivent passer par les stations aménagées à l’aéroport pour le dépistage obligatoire. Une fois leur test effectué, pas de temps à perdre. Un chemin formé de rubans conduit les travailleurs directement vers le kiosque du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), un organisme qui les accueille dans leur langue et qui leur rappelle les principales consignes sanitaires à suivre.

Environ 40 minutes après l’atterrissage de l’avion en provenance du Mexique, le 7 avril, Fernanda Cortes et David Mendez, employés de l’organisme, se tenaient prêts à accueillir de premiers TET. « Il faut leur donner des consignes claires, mais très brèves pour ne pas perdre de temps. Il faut que ça roule », indique Mme Cortes. En effet, peu de personnes sont autorisées à entrer dans l’aéroport, car il faut éviter les rassemblements.

Les employés du RATTMAQ s’activent donc à donner aux travailleurs des dépliants comprenant de l’information en espagnol, le nom de l’organisme et un numéro de téléphone pour le joindre. « Souvent, ils n’ont pas le réflexe de poser des questions à leur arrivée parce qu’ils sont fatigués. Mais s’ils ont des questions plus tard, ils savent qu’ils peuvent appeler à ce numéro et que quelqu’un leur répondra dans leur langue », ajoute Fernanda Cortes.

Le coordonnateur Michel Pilon précise que le RATTMAQ reçoit plus de 100 appels par jour de travailleurs, mais aussi de producteurs, qui ont des questions concernant le dépistage au 10e jour de la quarantaine (voir autre texte en page 7). Pendant sa période d’isolement, chaque TET doit par ailleurs remplir une auto-évaluation quotidienne de ses symptômes de COVID-19 par l’entremise de l’application ArriveCAN. « Ça fait beaucoup de choses à retenir cette année et qui peuvent être compliquées pour eux. Ça l’est même pour les producteurs », souligne Mme Cortes.

Direction l’autobus

Après avoir reçu leur dépliant du RATTMAQ, les TET se dirigent vers le kiosque de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME), un peu plus loin, où le coordonnateur José Morales et son équipe s’affairent à prendre les présences et à assigner les voyageurs à un autobus, selon leur destination pour la quarantaine. Une fois tous les TET du même autobus arrivés, une cohorte peut se diriger, à la queue leu leu, vers la porte de sortie de l’aéroport. Chacun prend bien soin de se distancier de la personne qui se trouve devant lui.

Guidé par un coordonnateur de FERME, le groupe se dirige vers l’un des autobus garés à l’extérieur qui conduiront les passagers à leur lieu de quarantaine. Un chemin bien précis doit être suivi. Une fois tous les travailleurs embarqués, un autre groupe sort de l’aéroport en rang, de la même façon, et se dirige vers un autre autobus.

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