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La grande production de sirop d’érable, conjuguée à une nouvelle logistique et à la pandémie ont créé des difficultés importantes de livraison des barils pour plusieurs membres de Citadelle. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

La grande production de sirop d’érable, conjuguée à une nouvelle logistique et à la pandémie ont créé des difficultés importantes de livraison des barils pour plusieurs membres de Citadelle. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Barils de sirop d’érable : la COVID-19 nuit aux plans de Citadelle

L’un des plus gros acheteurs de sirop d’érable, la coopérative Citadelle, éprouve des ennuis à distribuer des barils à une portion de ses membres en raison d’une nouvelle logistique qui, de surcroît, a été éprouvée par la crise de la COVID-19.

« J’attends depuis le début du temps des sucres que Citadelle me retourne mes neuf barils. Les gens de Citadelle disent qu’ils n’ont pas pu les vider. J’ai dû en acheter d’autres », dénonce Sylvain Jodoin, de Cap-Saint-Ignace, en Chaudière-Appalaches. Il dit que ses voisins, membres de Citadelle, sont aux prises avec le même problème. « Des gens qui ont 10 000 ou 16 000 entailles ont manqué de barils tout le long des sucres. Ils ont dû acheter des réservoirs en plastique pour mettre leur sirop dedans en attendant. Cela signifie qu’ils devront le réchauffer plus tard pour le mettre en baril quand ils les recevront. Ça fait des mécontents », poursuit M. Jodoin.

Livraison progressive

Le directeur des affaires institutionnelles chez Citadelle, Rick Lavergne, répond que la hausse constante de production de sirop par ses membres depuis quelques années a obligé la coopérative à revoir sa façon de gérer la flotte de quelque 95 000 barils. Au lieu de livrer avant le début de la saison le plein nombre de barils dont ont besoin tous les producteurs, la coopérative a mis en place un système de livraison progressive.

Par exemple, les barils utilisés par les producteurs de la Montérégie, qui finissent plus tôt le temps des sucres, devaient ensuite être vidés et acheminés aux producteurs dans les secteurs plus à l’est du Québec. « Mais avec la pandémie et la réduction du nombre d’inspecteurs, le classement du sirop est beaucoup plus long, ce qui retarde la réutilisation des barils […] Nous en avons acheté 4000 à usage unique pour améliorer la situation et nous en livrons aussitôt qu’on le peut », indique M. Lavergne, qui reconnaît que ce contexte crée de l’incertitude et du stress à des producteurs.