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St-Hubert: pas de poulet sans antibiotiques!

Le président ne souhaite pas revivre l’échec qu’il a connu avec le poulet d’appellation végétale.

Jean-Pierre Léger, en entrevue avec la Terre dans ses bureaux de Laval vendredi dernier, a dit craindre se faire répondre par les abattoirs qu’il est le seul à demander ce type de poulets. Ça a été le cas avec le « poulet entièrement végétal » qu’il a dû cesser d’offrir à sa clientèle parce que ses fournisseurs, les abattoirs, n’y trouvaient pas leur compte.

Le président croit toujours que la vente de poulets élevés sans antibiotiques serait une autre belle innovation pour son entreprise et un « plus » pour sa clientèle, mais selon lui, la structure actuelle de l’industrie lui barre la route. Dans le cas du poulet d’appellation végétale l’abattoir devait donner une prime pour poulets élevés sans farine animale à tous les éleveurs qui participaient au programme même si leurs poulets trop lourds ou trop petits ne se retrouvaient pas chez St-Hubert. C’est ce qui a tué le projet dans l’oeuf et c’est ce qui a donné un goût amer dans la bouche du président Jean-Pierre Léger.

Selon lui, le même problème se présenterait avec du poulet élevé sans antibiotiques. Il invite donc les intervenants qui mènent actuellement un projet de recherche sur la production de poulets sans antibiotiques à ouvrir le dialogue avec les Olymel Flamingo et Exceldor pour voir si cette bonne idée a de l’avenir.

Surprenant

La déclaration de M. Léger a paru plutôt surprenante à Christian Dauth, directeur du marketing et des communications pour les Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ). « C’est une nouvelle pour moi, a déclaré M. Dauth à la Terre, le 17 janvier. C’est la première fois que j’entends cette affirmation de la part de M. Léger qui a fréquemment énoncé son intérêt d’offrir à ses clients du poulet élevé sans antibiotiques. Cela va à l’encontre de ses propos jusqu’à maintenant. »