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Metro mise (aussi) sur les produits locaux

À la veille du dépôt de la politique agricole du ministre de l’Agriculture François Gendron, la chaîne Metro prend les devants et adopte sa politique… d’achat local.

« Ça n’a rien à voir avec la politique [du gouvernement]. Ça fait dix-huit mois qu’on travaille là-dessus », précise la porte-parole Marie-Claude Bacon, consciente du timing printanier.

Cette politique, selon Metro, vise principalement à « valoriser » et à « accroître la présence et la visibilité des produits régionaux » dans les 300 épiceries Metro au Québec.

La chaine veut, en outre, faire la promotion des produits agroalimentaires québécoise en travaillant étroitement avec Aliments du Québec, un « partenaire privilégié ».

Metro souhaite finalement « optimiser » ses relations avec ses fournisseurs « innovants ».

« Mais il ne faut pas voir cela comme un chèque en blanc pour les producteurs [et transformateurs] du Québec », tient à préciser la porte-parole.

Elle ajoute : « Ça ne signifie pas que n’importe quelle entreprise du Québec pourra offrir ses produits dans nos magasins. Il faudra que le produit soit de qualité. Il faudra aussi que producteurs aient une certaine capacité de production et de distribution ».

Projet-pilote

Marie-Claude Bacon insiste sur l’importance de « valoriser les produits du Québec » et de « renforcer les liens » avec les producteurs et transformateurs.

« Mais il nous faut une définition claire de ce que c’est, véritablement, un produit local », concède la porte-parole de Metro.

Voilà pourquoi, depuis janvier 2013, le distributeur mène un projet-pilote dans trois régions du Québec (Chaudière-Appalaches, Lanaudière et Centre-du-Québec) pour répertorier les produits régionaux et brosser un portrait précis de ce qu’on retrouve dans les épiceries régionales.

« Nous menons ce projet dans 14 épiceries, et en collaboration avec les Tables de concertation. Nous devrions pouvoir tirer nos conclusions vers la fin de l’année », prévoit la porte-parole.