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Marchés publics : la diversité pour rassurer?

Mangues, citrons, bananes ont-ils leur place dans les marchés Jean-Talon, Atwater et compagnie? La question semble épineuse.

Mercredi dans La Presse, la chroniqueuse Marie-Claude Lortie a fait part de ses inquiétudes, arguant que les marchés publics n’existent que pour « aider les producteurs d’une région dans leur mise en marché ». La Terre fait le point.

Le président de l’Association des marchés publics du Québec, Vincent Gadbois, estime que l’offre de produits d’importation assure le bon roulement du marché sur une base annuelle. Cela constitue, à ses yeux, un avantage pour les producteurs locaux. « Il y a quelques produits québécois offerts à l’année dans les marchés. Les commerçants qui vendent des mangues et des citrons font en sorte que les clients gardent le réflexe de venir au marché même en hiver », explique-t-il.

Pour le directeur général de l’Association des jardiniers maraîchers du Québec, André Plante, c’est ni plus ni moins une question de survie. Les grandes surfaces détiennent 85 % des parts du marché des fruits et légumes. Le reste est partagé entre les marchés publics et les fruiteries. « Si on veut conserver cette pointe de tarte, il faut être capable de compétitionner en diversifiant l’offre de service, soutient-il. De toute façon, s’il n’y a pas de variété, les consommateurs chialent! » Selon lui, alors que certaines personnes voudraient que les marchés publics soient exclusivement réservés aux produits régionaux, une majorité de consommateurs préfèrent pouvoir tout acheter au même endroit. « Si on adoptait des règles trop strictes quant à l’offre de produits québécois, je peux vous jurer que plusieurs marchés publics fermeraient, » termine André Plante