Un beau matin, la serre est à terre. Je suis comme dans un mauvais rêve, ça ne se peut pas. Tant de travail investi depuis six ans à construire, à améliorer et à cultiver. Crédit photo : Annie Drolet
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S'abonner maintenantCette phrase me turlupine depuis quelques jours. Quand arrive une tragédie, on essaie toujours de penser à ce qu’on aurait pu faire pour l’éviter. Souvent, on se souvient qu’on avait constaté que quelque chose clochait. Mais la routine de la vie nous rattrape et on remet à plus tard.

Une partie a fondu, ce n’est pas si pire. Ça devrait tenir le coup pour la prochaine bordée. Et un beau matin, la serre est à terre. Je suis comme dans un mauvais rêve, ça ne se peut pas. Tant de travail investi depuis six ans à construire, à améliorer et à cultiver.
Est-ce qu’on reconstruit? On regarde tout le travail accompli, mais aussi celui à venir, à refaire. Une énorme montagne! Le soutien de mon nouveau cercle social, et ce, depuis la création de la ferme, est l’un des aspects que je n’avais pas envisagés.
La famille et les amis toujours fidèles, en plus des collègues de travail, des voisins et des clients, croient en nous, en nos produits et en notre entreprise, et veulent se mobiliser. Tous ces gens font une différence pour la suite. Finalement, après quelques jours, on se dit qu’on n’a pas travaillé pour rien. On a eu du bonheur, de la fierté, une expérience et de bons légumes produits dans ce bâtiment. Le temps est maintenant venu d’ajouter les « j’aurais donc dû » aux bagages de connaissances, de regarder en avant et de recommencer pour le mieux!
Annie Drolet, Agrimom.