Quand je vous dis que j’en mets partout! Même dans mes œufs le matin… Et vous devriez goûter à mon petit dernier : un chutney de poires et oignons au safran. Totalement sublime dans un hamburger!
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S'abonner maintenantPour nous, tout a commencé suite à la diffusion d’un reportage à La Semaine verte qui traitait de la culture du safran au Québec. Le coup de foudre pour cette culture fut instantané. Impossible à expliquer! Six mois plus tard, nous achetions une ferme pour débuter l’aventure. On se lançait dans le vide. Nous n’étions même pas encore emménagés dans notre nouvelle demeure que je partais en formation dans une safraneraie de France, et ce, sans même avoir une idée de ce que goûtait le safran… Une vraie folle! Quand je vous dis « coup de foudre pour la culture », c’est réellement ça. Pour le goût, j’espérais…

Vue de loin, la culture du safran semble facile. Mais je vous assure qu’elle apporte son lot de défis. Disons que le Québec est loin d’avoir les conditions météo de l’Iran ou du Maroc… On doit adapter nos façons de faire.
Les défis du safran se retrouvent aussi dans son utilisation. Peu de Québécois en consomment. Le safran apporte beaucoup tant du côté alimentaire que cosmétique ou pharmaceutique. Il est plein de bénéfices pour la santé. En passant, j’étais folle comme un balai quand j’ai vu que ma crème pour le visage en contenait…
De mon côté, j’ai décidé de le faire apprécier principalement pour son côté gustatif. Je m’attaque, entre autres, au mythe que « le safran, c’est cher ». À ça, je réponds : utiliser du safran dans une recette ne revient pas plus cher que d’utiliser du basilic frais. Il faut simplement bien savoir l’utiliser.
Isabelle Forgues, Agrimom