Le marché de l’agneau halal est « en explosion » depuis environ trois ans, observent Les Éleveurs d’ovins du Québec. Photo : Patricia Blackburn/Archives TCN
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S'abonner maintenantLes prix obtenus par les éleveurs ovins de la province pour leurs agneaux ont continué de croître dans la dernière année, soutenus par une demande en hausse, et une offre limitée du produit.
Le directeur général des Éleveurs d’ovins du Québec (LEOQ), Marc-Olivier Bessette, évoque un marché de l’agneau halal « en explosion » depuis environ trois ans. Cela garde les prix élevés sur les marchés, du côté tant de l’agence de vente de l’agneau lourd que de l’encan de l’agneau léger. « Grosso modo, on a une augmentation d’environ 15 % des prix obtenus par rapport à l’année dernière, toutes catégories confondues », rapporte-t-il en entrevue avec La Terre.
L’organisation vient également de terminer son bilan de la fête du Bélier, l’événement le plus important du calendrier des producteurs ovins en matière de demande. La moyenne des prix obtenus cette année, lors de l’encan spécial organisé pour l’occasion, le 26 mai à Saint-Hyacinthe, a été de 4,19 $ la livre (carcasse vive), soit très près du sommet de l’année dernière, qui était de 4,65 $ la livre, rapporte M. Bessette. « C’est relativement un bon prix pour le marché actuel, alors que le prix contrat [pour l’agneau lourd], pour la même semaine, était de 3,60 $ la livre [carcasse vive] », compare-t-il.
Quelque 886 agneaux étaient disponibles à la vente de cet encan ponctuel, soit un peu moins qu’en 2025, où il y avait eu 963 agneaux. Une nouveauté s’est toutefois imposée cette année : près d’une centaine d’agneaux ont été préattribués à un acheteur. Cette stratégie, autorisée par la convention de mise en marché, permet de réserver jusqu’à 25 % du volume total disponible.
« Aucun acheteur n’avait utilisé cette option depuis 2020 », souligne M. Bessette. Selon lui, les forts prix du marché rendent cette approche moins attractive pour les acheteurs. Ces derniers doivent en effet s’engager avant l’encan, alors que le prix final ne sera fixé qu’après l’événement, sur la base de la moyenne des prix offerts.
Un autre exemple qui démontre la vitalité de la demande est l’arrivée d’un nouvel acheteur du côté des contrats d’agneaux lourds, ajoute le directeur général de l’organisation. La Ferme Bidouh, située à Saint-Nicolas, dans Chaudière-Appalaches, s’est récemment ajoutée à la liste des acheteurs, en s’engageant à acheter 40 agneaux par semaine via des contrats ponctuels. « On a déjà presque tout comblé la demande, avec environ 15 producteurs ovins qui se sont engagés à approvisionner ce nouvel acheteur », se réjouit M. Bessette.