Lovo transforme 13% du total des œufs qu’ils traitent chaque année, ce qui représente environ 312 millions d’œufs voués à la deuxième ou à la troisième transformation. Photo : Lovo
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S'abonner maintenantLe classificateur et transformateur d’œufs Lovo, anciennement Groupe Nutri, s’apprête à moderniser ses installations de Saint-Hyacinthe et construire une nouvelle usine de 200 000 pi2 qui lui permettra de tripler sa capacité de production.
L’entreprise a obtenu, le 9 juillet, une aide de 1,6 M$ du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), en plus d’un prêt pouvant atteindre 20 M$ de la part d’Investissement Québec pour concrétiser ce projet estimé à quelque 100 M$ au total, précise Sébastien Léveillé, chef de la direction de Lovo, en entrevue avec La Terre.
« Ça fait au moins deux ans qu’on planifie ça, et un an que le projet est sur la table à dessin. Nos installations étaient rendues à pleine capacité, c’est une première chose. Mais on cherchait aussi une plateforme pour développer de nouveaux produits, car on sait qu’il y a encore place à l’innovation dans le secteur de l’œuf, et on veut en profiter, pour développer davantage de produits à valeur ajoutée », a-t-il précisé peu après la conférence de presse annonçant le soutien de Québec.

Le chantier sera lancé dans les prochaines semaines sur un terrain de près de 183 000 m2 dans le parc industriel de Saint-Hyacinthe, voisin du siège social de Lovo, et devrait être livré d’ici deux ans. L’entreprise souhaite faire de sa nouvelle usine un « campus industriel de l’œuf », avec l’aménagement d’une cuisine d’expérimentation et de salles d’ateliers pluridisciplinaires pour la recherche et le développement, ainsi que pour les tests de nouveaux produits. « Dans les dernières années, on a lancé des œufs cuits durs à saveurs, comme à l’aneth, vinaigre et ail, sel de mer, et étonnamment, ça fonctionne excessivement bien chez les consommateurs, et la tendance mondiale démontre qu’il y a un marché pour ça. On a d’autres idées, mais on a besoin d’une plateforme pour développer ces nouveaux produits. Ça va nous permettre de tester des choses », précise M. Léveillé. Un autre volet prévoit l’automatisation et le rajeunissement technologique des équipements des usines existantes.
Le ministre de l’Agriculture, Donald Martel, a de son côté fait valoir que ce projet viendra renforcer la chaîne d’approvisionnement et de transformation locale des œufs. « C’est exactement le type de projet qui permet au Québec d’acquérir une plus grande autonomie alimentaire », a-t-il indiqué par voie de communiqué.
Lovo est une entreprise détenue depuis 1987 par 47 actionnaires qui sont également producteurs agricoles. Elle se définit comme l’un des plus importants classificateurs, transformateurs et distributeurs d’œufs au Canada, avec quelque 2,4 milliard d’œufs mis en marché annuellement. Environ 13% des œufs qu’elle traite sont destinés à la deuxième et à la troisième transformation.